DANSE | FESTIVAL

Pharenheit

28 Jan - 08 Fév 2020
Vernissage le 28 Jan 2020

Le festival Pharenheit invite chacune et chacun — spectateurs et danseurs amateurs, grands et petits — à entrer dans la danse lors de spectacles oscillant entre féerie poétique et satire politique, métaphysique intimiste et introspection méta-chorégraphique.

Le Centre chorégraphique national du Havre assure le rayonnement de la danse en Normandie avec son festival Pharenheit. La huitième édition se compose de 21 spectacles et performances qui proposeront, dans plusieurs villes de la région, un panorama diversifié des écritures chorégraphiques d’aujourd’hui.

Pharenheit, la danse à portée de tous, grands et petits

Le festival Pharenheit propose plusieurs spectacles à vivre en famille. Les Sols de Malgven Gerbes et David Brandstätter explore la relation parent-enfant dans une performance, accessible aux enfants dès neuf mois, qui joue sur les couleurs, les matières et les formes.

Plusieurs chorégraphes se sont inspirés de l’univers des enfants et s’adresseront à eux. Pour Une danseuse dans la bibliothèque, Nathalie Collantes et Julie Salgues puisent dans le comportement des jeunes lecteurs une poésie gestuelle. De même, Belles et Bois d’Emmanuelle Vo-Dinh se réfère aux jeux de rôle et aux rêveries enfantines pour produire une version de La Belle au bois dormant.

Ces pièces encouragent la participation des spectateurs en leur donnant le rôle de danseur. Le partage et la pédagogie sont au cÅ“ur du festival, puisqu’il se clôturera sur une Waveparty à laquelle chacun pourra se joindre dans une danse collective.

Le festival Pharentheit : la danse comme miroir de la vie d’adulte

Le festival Pharenheit fait également la part belle aux expériences des plus âgés. L’analyse de la société et de la politique entre ainsi en jeu. Rush d’Ashley Chen traite du rythme d’une société débordée par le travail à travers une course chorégraphiée. Dans Sketches de Hélène Iratchet, deux clowns dénoncent ce qu’ils perçoivent comme des bouffonneries médiatiques.

Les danseurs du festival interprètent également une part plus intime de l’humanité. Leitmotiv d’Emmanuelle Vo-Dinh explore la proximité physique et sentimentale en plaçant deux hommes et deux femmes dans un cadre restreint de 25m² pour s’enlacer et s’embrasser. Enfin, Aux corps passants de Gilles Baron préserve les mots et les gestes des Hommes dans une danse luttant contre l’oubli et la mort.

Le festival Pharenheit : la danse prise comme objet chorégraphique

La danse elle-même ainsi que son histoire se trouvent au cÅ“ur de plusieurs spectacles. Le solo Sprint (2013) d’Emmanuel Vo-Dinh revient aux sources archaïques de la danse en travaillant sur le rythme, le souffle et le pas jusqu’à l’épuisement du corps. Madeleine Fournier s’intéresse quant à elle dans Labourer (2018) à un mouvement présent dans une multitude de danses, le pas de bourrée. Enfin, la conférence dansée de Jérôme Brabant et Maud Pizon, intitulée A Taste of Ted (2017), relate le travail de Ruth St Denis et Ted Shawn, deux pionniers de la danse moderne américaine.

Retrouvez l’entièreté de la programmation ici : http://www.pharenheit.fr/2020/fr/

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