DANSE | SPECTACLE

Festival Faits d’hiver. Les Noces

13 Fév - 15 Fév 2014
Vernissage le 13 Fév 2014

Depuis longtemps déjà Frédérike Unger et Jérôme Ferron ont le désir de faire œuvre, le désir de travailler sur Les Noces, le désir d’interroger l’érotisme. De ce faisceau de désirs nous ne faisons plus qu’un. Le désir nous réunit tous et pourtant il nous appartient en propre, il est singulier autant qu’universel! Tout n’est que désir?

Frédérike Unger, Jérôme Ferron
Festival Faits d’hiver.
Les Noces

Tout nait d’un désir…
«Même l’intelligence ne fonctionne pleinement que sous l’impulsion du désir» (P.Claudel)

«Les Noces, partition clé dans l’œuvre de Stravinsky, nous fascine depuis longtemps.
Le désir qu’elle fait naître en nous de la porter en scène nous interroge. Le désir encore qui motive les mariés de cette histoire à affronter les mystères d’une vie nouvelle et inconnue. Des préparatifs de chacun d’entre eux au lit nuptial, la peur a besoin de la fête de tout le village pour se laisser vaincre et jamais le désir n’est freiné.

Le désir partage la même racine latine que «sidérer». Il signifiait alors de ne plus seulement contempler l’astre mais l’envie de le «consommer». Tout comme nos mariés! Tout comme nous face à cette partition!

Nous souhaitons donc naturellement interroger cette notion de désir et attiser ainsi le nôtre. Si les Noces sont le résultat d’un désir alors elles deviendront le final d’un spectacle tout entier tourné vers l’exploration de toutes ses formes. Désirs naturels, impérieux, ardents, fous, désir de savoir, de réussir, de commander… L’éprouver ou le provoquer, déterminer l’objet du désir! Si parfois nos désirs sont des ordres, voyons où ils nous mènent? Peut-être faut-il les vaincre, peut-être sont-ils la clé du bonheur… En tous cas nul doute que cette notion soit universelle !

Depuis longtemps déjà nous avons le désir de faire œuvre, le désir de travailler sur Les Noces, le désir d’interroger l’érotisme car il se réfugie souvent là où ne l’attend pas. Il nous surprend et nous échappe quand on le cherche trop. Donc, de ce faisceau de désirs nous ne faisons plus qu’un. Le désir nous réunit tous et pourtant il nous appartient en propre, il est singulier autant qu’universel! Tout n’est que désir? » (J.Ferron et F.Unger)