DANSE | SPECTACLE

Festival d’automne. Pindorama

21 Nov - 26 Nov 2013
Vernissage le 21 Nov 2013

Pindorama est le troisième volet d’un triptyque dont les deux premiers s’intitulaient Pororoca et Piracema. Trois mots en langue tupi, trois spectacles qui tournent autour d’une question unique: «Quels rituels, quels sacrifices, quels pactes seraient nécessaires pour donner forme à un corps collectif, même s’il ne devait durer qu’un moment?»

Lia Rodrigues
Festival d’automne.
Pindorama

Avec le Théâtre national de Chaillot et le Festival d’Automne à Paris

Troisième pièce d’un tryptique entamé avec Pororoca –tableau de chair protéiforme, creusant en profondeur la question du collectif– Pindorama est à envisager comme un horizon: un point de passage, gardant en suspens les désirs, les impasses, les zones de fantaisie ou d’obscurité mises à jour lors des pièces précédentes.

Pindorama, c’est d’abord un nom, celui du Brésil avant sa conquête par les colons portugais –nom formant un paradoxe, simultanément terre vierge à défricher et destruction de l’altérité.
Dans cette pièce nomade, en constante métamorphose, les reliefs, les couleurs les aspérités du paysage en voie d’apparition sont à trouver directement dans les corps, dans la singularité des individus qui le constituent.
Sur scène, le groupe passe par tous les états, de l’agrégat à la nuée, de l’éparpillement à la fusion, de la fragilité à l’explosion –cherchant une forme d’agencement organique de ses forces. Inventant une multitude de rituels et de jeux, les danseurs se forcent un passage à travers leur propre matière, afin d’engendrer un devenir commun, une utopie chorégraphique éphémère.

Chacune des créations de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues peut valoir comme une métaphore de l’engagement artistique et politique qu’elle mène au sein de la favela de Maré depuis plus de dix ans. Instigatrice d’un centre culturel, elle ne sépare jamais formation et création, danse et état de la société, interrogation de la mémoire et projections vers le futur. Formant un tout organique, son œuvre repose et réinvente inlassablement la question: «par quels chemins explorer, une fois encore, les façons d’être ensemble?»

À travers sa gestuelle incarnée et énergique, la Brésilienne Lia Rodrigues ne cesse de demander de quoi est faite une communauté humaine: de quelle violence, de quelle force, de quel amour ?

Création: Lia Rodrigues
Dramaturgie: Silvia Soter
Danseurs: Amalia Lima, Leonardo Nunes, Gabriele Nascimento, Francisco Thiago Cavalcanti, Clara Castro, Clara Cavalcante, Felipe Vian, Gabriela Cordovez, Glaciel Farias, Luana Bezerra, Thiago de Souza
Collaboration artistique: Guillaume Bernardi
Création lumières: Nicolas Boudier
Photographie: Sammi Landweer
Assistante chorégraphe pour le répertoire Amalia Lima avec la participation à la création de Dora Selva

Programmation dans le cadre du Festival d’automne
— Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine
Du vendredi 15 au dimanche 17 novembre
Vendredi et samedi à 21h
Dimanche à 16h

— Théâtre de la cité internationale
(Théâtre national de Chaillot hors les murs)
Du jeudi 21 au mardi 26 novembre à 20h30
Relâche dimanche

— Le Centquatre
Du jeudi 28 au samedi 30 novembre à 20h30

— L’Apostrophe, Théâtre des Louvrais (Pontoise)
Le mardi 3 décembre à 20h30