DANSE | SPECTACLE

Festival d’automne. Pindorama

15 Nov - 17 Nov 2013
Vernissage le 15 Nov 2013

Par quels chemins explorer les façons d’être ensemble? Quels rituels, quels sacrifices et quels pactes seraient nécessaires pour donner forme à un corps collectif, même s’il ne devait durer qu’un moment? Ce sont les thèmes de Pindorama, la nouvelle pièce de Lia Rodrigues, d’après le nom originel des terres du Brésil avant l’arrivée des Européens.

Lia Rodrigues
Festival d’automne. Pindorama

Troisième pièce d’un tryptique entamé avec Pororoca –tableau de chair protéiforme, creusant en profondeur la question du collectif– Pindorama est à envisager comme un horizon: un point de passage, gardant en suspens les désirs, les impasses, les zones de fantaisie ou d’obscurité mises à jour lors des pièces précédentes.

Pindorama, c’est d’abord un nom, celui du Brésil avant sa conquête par les colons portugais –nom formant un paradoxe, simultanément terre vierge à défricher et destruction de l’altérité.
Dans cette pièce nomade, en constante métamorphose, les reliefs, les couleurs les aspérités du paysage en voie d’apparition sont à trouver directement dans les corps, dans la singularité des individus qui le constituent.
Sur scène, le groupe passe par tous les états, de l’agrégat à la nuée, de l’éparpillement à la fusion, de la fragilité à l’explosion –cherchant une forme d’agencement organique de ses forces. Inventant une multitude de rituels et de jeux, les danseurs se forcent un passage à travers leur propre matière, afin d’engendrer un devenir commun, une utopie chorégraphique éphémère.

Chacune des créations de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues peut valoir comme une métaphore de l’engagement artistique et politique qu’elle mène au sein de la favela de Maré depuis plus de dix ans.
Instigatrice d’un centre culturel, elle ne sépare jamais formation et création, danse et état de la société, interrogation de la mémoire et projections vers le futur. Formant un tout organique, son œuvre repose et réinvente inlassablement la question: «par quels chemins explorer, une fois encore, les façons d’être ensemble »

Création: Lia Rodriguès
Pièce pour onze danseurs
Dramaturgie: Silvia Soter
Collaboration artistique: Guillaume Bernardi
Lumière: Nicolas Boudier
Photographie: Sammi Landweer
Assistante chorégraphe pour le répertoire: Amalia Lima

Programmation dans la cadre du Festival d’automne
— Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine
Du vendredi 15 au dimanche 17 novembre
Vendredi et samedi à 21h
Dimanche à 16h

— Théâtre de la cité internationale
(Théâtre national de chaillot hors les murs)
Du jeudi 21 au mardi 26 novembre à 20h30
Relâche dimanche

— Le Centquatre
Du jeudi 28 au samedi 30 novembre à 20h30

— L’Apostrophe, Théâtre des Louvrais (Pontoise)
Le mardi 3 décembre à 20h30