DANSE | FESTIVAL

Festival Concordanse #9

11 Mar - 16 Avr 2015
Vernissage le 11 Mar 2015

Le festival Concordanse repose sur un principe original: réunir sur scène un(e) écrivain(e) et un(e) chorégraphe qui ne se sont jamais rencontrés. Pour sa 9e édition, il présente cinq créations, donnant lieu à une trentaine de représentations dans vingt-six lieux, en Ile-de-France et en région. Cette édition est marquée par son ouverte sur l’international, et confirme sa volonté de mettre en avant des auteurs émergents.

François Beaune, Jonah Bokaer, Thomas Clerc, Julie Desprairies, Antoine Dufeu, Anne-Mareike Hess, Fabrice Lambert, Yann Lheureux, Gaëlle Obiégly, Nathalie Ronvaux
Festival Concordanse #9

Le festival Concordanse est une aventure singulière où un écrivain rencontre un chorégraphe. Selon le principe établi, les deux artistes, qui ne se sont au préalable jamais rencontrés, s’observent, s’interrogent sur ce qui attise leur désir de créer. L’intention de ces rencontres est de découvrir, sur un même espace scénique, la pièce du chorégraphe et l’expression de l’écrivain sur cet acte artistique commun.

L’incognito de Fabrice Lambert (chorégraphe) et Gaëlle Obiégly (écrivain), 2015, 30 min
Un homme et une femme dans un espace mais chacun dans son corps et dans chaque corps les organes. On entrevoit une présence. Est-ce qu’il y a quelqu’un? Une personne ou un esprit. Un fan¬tôme, peut-être. Une forme humaine sur laquelle se projettent des pensées, un corps auquel on prête des sensations, une animalité dont la subjectivité intrigue. La figure s’emploie à disparaître sous le regard d’une autre qui produit le récit de cette disparition.

La Page blanche de Julie Desprairies (chorégraphe) et Thomas Clerc (écrivain), 2015, 30 min
La contrainte est pour nous deux moteurs à la création. Ainsi, nous imaginons que le lieu de présenta¬tion du duo puisse nous dicter des choses à faire, à écrire. Thomas ne souhaite pas une écriture trop envahissante. Des phrases, des mots, pas forcément un récit. C’est le lieu qui produira un texte, sur le moment. Pour Julie, la danse — comprise au sens large d’actions dans l’espace — naîtra des spécifici¬tés du site de présentation du duo. Thomas a accepté de danser. S’il danse, Julie peut lire ou écrire en direct, sur les murs, à la craie, sur les vitres, les textes qui naîtront de notre rencontre de plateau. Une danse in situ, une écriture contextuelle. Ce qui nous rapproche c’est cette foi dans l’espace poétique créé par les mots et les présences scéniques.

Brutality will prevail de Yann Lheureux (chorégraphe) et François Beaune (écrivain), 2015, 30 min
Brutality will prevail s’est imposé à la fois comme le thème et le titre de ce projet. Brutalité de la religion et des lanières de cuir de prière et des tapis synthétiques, brutalité de l’Etat et de sa police, brutalité de la solitude du fou, brutalité des slogans et des danses primitives réinventées par le monde binaire des pauvres riches, brutalité des images reçues par devers soi, à l’ouverture des mails, brutalité des check-points, des guérites, frontières d’armes entre nos minuscules Etats-nation, brutalité des cours de danse classique sur fond de piano, conférences brutales, exploits inutiles, viols, obésités, drogues. Brutalité des contrastes urbains, entre cités, jardins, bouts de pierre palestiniens, marseillais, dionysiens, brutalité de la ville des hommes qui dorment morts et des autres qui circulent l’air vivants. Mais la brutalité se niche aussi à des endroits où on ne l’attend pas, dans la naissance, la caresse, le fond d’un verre, l’absence de portable. Brutality will prevail est tout cela, un pas de danse hardcore qui se résume au fait de piétiner sur soi-même, un sautillement d’espoir.

Museum Of Nothing de Jonah Bokaer (chorégraphe) et Antoine Dufeu (écrivain), 2015, 30 min
Ce projet a été inspiré par I Like America and America Likes Me créée à la galerie René Block de New York, en mai 1974, par l’artiste Joseph Beuys. Pour cette performance, Beuys a vécu dans une cage avec un coyote sauvage trois jours durant. Dans notre pièce, nous explorons des positions, des attitudes, des costumes, des gestes, des symboles mais aussi le rapport au sol; nous proposons une appréhension de l’espace clos, des frontières et des relations avec le public. Cette performance est agencée en fonction de chaque lieu; elle est modulaire. Museum Of Nothing se présente aussi comme le symbole du lien entre deux continents, des mondes différents, l’horizontalité et la vertica¬lité, la nature et la vie, la nature et la mort.

Seule à seule, Anne-Mareike Hess (chorégraphe) et Nathalie Ronvaux (écrivain), 2015, 30 min
Elles se connaissent peu, à vrai dire elles ne se connaissent pas. Et c’est exactement le sujet de la rencontre que Nathalie et Anne-Mareike prennent comme point de départ. Elles s’observent, se questionnent, se dévisagent. À l’aide de la négation elles tentent le rapprochement. Les mots fusent et cherchent la jonction. Un tête à tête insolite. Puis vient l’immobilisme. L’attente. Elles vont devoir s’étudier et s’interroger. Essayer de comprendre ce qui dans l’acte de créer anime l’autre. Pour atteindre ce but, elles tenteront de saisir le cheminement et le processus de travail de celle qui se trouve en face d’elle. Comment rendre cette rencontre possible? Comment instaurer l’échange et créer le dialogue? En quelle mesure la compréhension joue-t-elle un rôle?

Calendrier

L’incognito de Fabrice Lambert (chorégraphe) et Gaëlle Obiégly (écrivain), 2015, 30 min
25/03, 19h, La Briqueterie/CDC du Val-de-Marne-Vitry-sur-Seine (94)—28/03, 16h, Bibliothèque Robert Desnos-Montreuil (93)—1-2/04, 20h30, Centre national de la danse-Pantin (93)—07/04, 12h, La Chaufferie/Université Paris 13-Villetaneuse (93)—08/04, 20h, Maison de la Poésie-Paris 3—09/04, 19h, Bibliothèque Faidherbe-Paris 11—10/04, 20h30, Grand Bouillon, café culturel-Aubervilliers (93)—16/04, 19h30, Maison rouge-Paris 12.

La Page blanche de Julie Desprairies (chorégraphe) et Thomas Clerc (écrivain), 2015, 30 min
11/03, 18h30, Librairie de Paris-Paris 17—12/03, 20h, Librairie le Comptoir des Mots-Paris 20—15/03, 15h30, Parc culturel de Rentilly-Bussy-Saint-Martin (77)—20-21/03, 20h30, Théâtre Le Colombier-Bagnolet (93)—22/03, 16h30, MAC / VAL – Vitry-sur-Seine (94)-26/03, 20h, Le Bal-Paris 18/28/03, 16h, Le Marathon des mots, Pavillon Blanc Médiathèque-Colomiers (31)—03/04, 19h, Bibliothèque Marguerite Audoux-Paris 3—08/04, 20h, Maison de la Poésie-Paris 3.

Brutality will prevail de Yann Lheureux (chorégraphe) et François Beaune (écrivain), 2015, 30 min
13/03, 19h, Médiathèque Hermeland-Saint-Herblain (44)—17/03, 19h30, Librairie Le Thé des écrivains-Paris 3—20-21/03, 20h30, Théâtre Le Colombier-Bagnolet (93)—07/04, 20h, Maison de la Poésie-Paris 3

Museum Of Nothing de Jonah Bokaer (chorégraphe) et Antoine Dufeu (écrivain), 2015, 30 min
13/03, 20h, Librairie l’Atelier-Paris 20—19/03, 20h, Maison de la poésie, Université/Pôle Etudiant-Nantes (44)—22/03, 16h30, MAC / VAL-Vitry-sur-Seine (94)—01-02/04, 20h30, Centre national de la danse-Pantin (93)—03-04/04, 20h30, Maison des arts de Créteil (94)—07/04, 20h, Maison de la poésie-Paris 3—08/04, 15h, Bibliothèque André Malraux-Les Lilas (93)—10/04, 19h, Mona Bismarck American Center-Paris 16—11/04, 14h, Bibliothèque Principale-Courbevoie (92)—14/04, 18h, CDC Les Hivernales, Université-Avignon (84)

Seule à seule, Anne-Mareike Hess (chorégraphe) et Nathalie Ronvaux (écrivain), 2015, 30 min
15/03, 17h, Librairie Le Monte-en-L’air-Paris 20—20-21/03, 20h30 Théâtre Le Colombier-Bagnolet (93)—08/04, 20h Maison de la poésie-Paris 3—14/04, 18h CDC Les Hivernales, Université-Avignon (84).