DANSE | FESTIVAL

Festival Concordanse #10

10 Mar - 15 Avr 2016
Vernissage le 10 Mar 2016

Le festival Concordan(s)e vise à créer des ponts entre danse et écriture. Il commande chaque année à un duo formé par un danseur et un écrivain une œuvre commune d’une durée de trente minutes. La dixième édition du festival ce sont sept duos, trois créations et quatre reprises, jouées dans vingt-neuf différents lieux en Ile-de-France et en régions.

Le festival Concordan(s)e passe chaque année une commande à des chorégraphes et des écrivains qui ne se connaissent pas au préalable. Ces derniers vont former des duos, découvrir leurs expériences respectives, cheminer ensemble pour nous dévoiler le fruit de leurs échanges, de ces croisements entre le geste et le mot. Le chorégraphe et l’écrivain interprètent ensuite face au public une chorégraphie et un texte, chaque spectacle durant trente minutes. L’intention de ces rencontres est de découvrir, sur un même espace, le chorégraphe et l’écrivain dans un acte artistique commun.

It’s a match par Raphaëlle Delaunay (chorégraphe) et Sylvain Prudhomme (écrivain)

It’s a match: comme la petite annonce qui s’affiche sur les applications de rencontre, lorsque deux profils se trouvent. It’s a match: ça colle, ça marche, mais ça «matche» aussi, dans tous les sens du terme. Ring. Rounds. Deux corps enfermés ensemble dans un carré de 6 mètres sur 6 se cherchent, se mesurent, s’éprouvent.

L’architecte du hasard par Gilles Verièpe (chorégraphe) et Ingrid Thobois (écrivain)

Le projet L’architecture du hasard interroge le cheminement hasardeux de l’existence qui a notamment amené Gilles Verièpe et Ingrid Thobois à se rencontrer. Plus largement, cette pièce écrite et dansée soulève la question de ce qui préside à toute rencontre, chaque seconde ayant une influence sur celle qui suit, dans un minutieux et stupéfiant lien de causalité que seule la mort a (peut-être) le pouvoir d’interrompre.

Zéro, un, trois, cinq par Edmond Russo & Shlomi Tuizer (chorégraphes) et Bertrand Schefer (écrivain)

«Zéro, un, trois, cinq est un huis clos pour une ou plusieurs voix. Des mots et des gestes pour dire et faire apparaître cet événement. Nous sommes là pour partager cette histoire, pour exprimer notre présence et expliquer notre absence. Nous devenons un pour l’écrire, et celui-ci se multiplie pour nous mouvoir. Nous sommes trois, plus ou moins, et nous distribuons les rôles. Ceux qui sont ici et ceux qui sont là-bas, ceux qui restent et ceux qui partent (…)» Bertrand Schefer

L’hippocampe mais l’hippocampe par Cécile Loyer (chorégraphe) et Violaine Schwartz (écrivain)

Dans un espace réduit comme l’intérieur d’un cerveau, Violaine Schwartz et Cécile Loyer exercent en direct leurs mémoires et s’inventent des règles pour mettre à l’épreuve gestes et mots dans un même souffle, un même tempo (…) jusqu’à ce que les corps bégaient et la mémoire sature, sollicités à l’extrême. Surchauffe dans l’hippocampe.

Enjoy the silence par Mickaël Phelippeau (chorégraphe) Célia Houdart (écrivain)

Célia Houdart est auteur. Mickaël Phelippeau est chorégraphe et danseur. Pourquoi a-t-elle choisi l’écriture et pourquoi a-t-il choisi la danse? Il l’invite chez lui. Elle l’invite chez elle. Ils échangent des phrases. S’adressent des récits. Ils dansent l’un pour l’autre. Ils s’écoutent. Et découvrent qu’ils aiment se taire ensemble.

En amour, il faut toujours un perdant par Fabrice Ramalingom (chorégraphe) et Emmanuelle Bayamack-Tam (écrivain)

«En amour, il faut toujours un perdant, mais chacun préfèrerait que ce soit l’autre. Ce que notre création interroge, c’est précisément le sens de la défaite et la nature de la perte. Cela peut prendre, entre autres formes spectaculaires, celle de la passe, échange dont on sait bien que tout le monde sort perdant, ou celle d’un crime passionnel.» Emmanuelle Bayamack-Tam

Jetés dehors par Sylvain Prunenec (chorégraphe) et Mathieu Riboulet (écrivain)

On passe sa vie dehors, par contrainte plus souvent que par choix. Au commencement est l’expulsion, et le souffle éperdu après lequel on court, l’espace de quelques secondes, dans un silence assourdissant. Après quoi l’on est jeté dans des cours, bien mal nommées de récréation, où l’on est hors d’haleine parce que les choses y sont diverses, imprévues, dangereuses sans doute, un peu cruelles.