DANSE | PROJECTION

Femmes chorégraphes 4

03 Déc - 03 Déc 2009
Vernissage le 03 Déc 2009

Toutes deux membres du Judson Dance Theater aux côtés de Trisha Brown, Simone Forti et Yvonne Rainer ne cesseront d’être des expérimentatrices en puissance, entre arts plastiques et danse, à travers une pratique renouvelée de l’improvisation.

Simone Forti et Yvonne Rainer
Femmes chorégraphes 4

Horaire : 20h00
Lieu : cinéma 2
Durée : 86 min

Yvonne Rainer’s Ros Indexical (2008)
— Réalisation : Babette Mangolte
— Interprétation : Pat Catterson, Emily Coates, Patricia Hoffbauer, Sally Silver
— Durée : 40 min

Entré au répertoire du ballet de l’Opéra, le Sacre du Printemps de Vaslav Nijinski a inspiré plus d’une centaine de chorégraphes, parmi lesquels Léonide Massine, Mary Wigman, Martha Graham, Mats Ek, Maurice Béjart, Pina Bausch.

 Dernière en date à revisiter cette pièce mythique, la chorégraphe américaine Yvonne Rainer, co-fondatrice du légendaire collectif new-yorkais Judson Dance Theater, propose à son tour une relecture qui s’inspire du scandale d’où cette pièce est née. Le 29 mai 1913, date de la première au Théâtre des Champs-Elysées, la chorégraphie de Nijinski et la partition musicale d’Igor Stravinski provoque l’incompréhension d’un public peu enclin à la nouveauté. 

Pour recréer le contexte de l’époque, Yvonne Rainer utilise la bande-son du film de la BBC Riot at the Rite (« Emeute au sacre ») , réalisé par Andy Wilson (2005), et restitue les cris d’indignation d’un public scandalisé par la danse rituelle et la rythmique musicale saccadée de Nijinski et Stravinski.


RoS Indexical (Rite of Spring Indexical) interroge la survivance du mythe à travers l’histoire de la danse :on retrouve certains détails de la chorégraphie d’origine, et tout l’intérêt réside ici dans l’autopsie d’un scandale chorégraphique et musical. Le quartet de danseuses réinterprète avec humour les motifs chorégraphiques si controversés, en s’aidant d’un « public » complice, heureux de rejouer l’esclandre, spécialement pour l’occasion.

Carriage Discreteness (1966)
— Chorégraphie : Yvonne Rainer (née en 1934)
— Réalisation : Alfons Schilling
— Durée : 13 min

9 Evenings : Theatre and Engineering a été présenté à New York, au 69th Regiment Armory en octobre 1966 : il s’agissait d’une série de dix performances combinant théâtre, danse et nouvelles technologies et associant trente ingénieurs et dix artistes et musiciens new yorkais. Ces dix spectacles ont été filmés par Billy Klüver en 16 mm et 35 mm. Ces documents, totalement inédits, conservés dans l’archive Klüver et dont la restauration a été financée par Robert Rauschenberg, l’un des protagonistes majeurs du projet.

Simone Forti, l’état d’enchantement
(2004)
— Réalisation : Isabelle Balduchi
— Durée : 23 min

Après des études d’arts plastiques, Simone Forti (née en 1935) étudie la danse avec Anna Halprin à partir de 1955 et débute ses propres recherches. Happenings, improvisations, relations entre mouvement et parole, land portraits, autant de questionnements qui ont forgé son parcours et la dimension poétique de sa démarche. Bien connue des danseurs, mais beaucoup moins du grand public, Simone Forti fait partie de ces figures de la danse contemporaine dont l’influence discrète n’en est pas moins marquante dans le paysage chorégraphique international. C’est durant l’un des stages intensifs qu’elle propose, séminaires de travail réunissant de nombreux artistes et baptisés « logomotion », qu’a été tourné ce documentaire. Entre expérimentations et recherches menées en extérieur, au plus proche des éléments naturels, Simone Forti retrace son parcours tandis que les participants témoignent de cette expérience et de leur découverte d’une approche particulière de l’improvisation.