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Femmes avec vue. Photo

12 Nov - 21 Nov 2010
Vernissage le 12 Nov 2010

«Femmes avec vue_Photographie contemporaine» est un questionnement autour de l’être et sa représentation. La singularité troublante des sujets et la vulnérabilité de leurs réalités prend forme dans une dimension plastique qui nous confronte à notre propre condition.

Communiqué de presse
Cynthia Cappe, Marikel Lahana, Francesca Di Bonito, Caroline Boyer, Kristina Sereikaite
Femme avec vues_Photographie contemporaine

Vernissage de 19h30 à 22h.

A l’occasion des 30 ans du Mois de la Photo à Paris, en plein Quartier Latin, la galerie Artfiler présente «Femmes avec vue_Photographie contemporaine» du 12 au 21 novembre 2010.

A l’initiative de Francesca Di Bonito, directrice artistique de l’événement, avec le concours du galeriste Didier Bierjon, cinq artistes femmes, partagent un langage contemporain en affirmant une vision d’auteur.

Dans un esprit d’ouverture aux nouveaux talents, opérant dans le champ de l’image, et pour politique de promouvoir l’art contemporain, l’exposition se propose de réunir diverses démarches artistiques explorant le médium photographique.

Le croisement de ces regards échappe à la limitation de registre et au cantonnement stylistique, en vue d’une rencontre polyphonique au coeur de l’intime féminin.

«Femmes avec vue» est un questionnement autour de l’être et sa représentation. La singularité troublante des sujets et la vulnérabilité de leurs réalités prend forme dans une dimension plastique qui nous confronte à notre propre condition.

Cynthia Cappe
C’est avec le Prix de la découverte au Festival européen de la photo de nu à Arles, en 2004, que Cynthia Cappe marque le début de son parcours photographique. L’entrée en 2006 à la Galerie W, suivie de l’obtention de la Bourse de la Fondation HSBC pour la photographie, confirme la valeur de sa démarche.

Empruntant une esthétique propre aux photos de pin-up, Cynthia donne à ses personnages une apparence figée aux tonalités rétro. Nostalgiques sans être passéistes, ses images dévoilent les rides du temps et réécrivent l’Histoire pour se réapproprier le passé.

Grâce à une mise en scène aussi rigoureuse qu’onirique, et à travers un langage pictural bien maîtrisé, le spectateur est invité à revoir ses traces.
La relecture des temps jadis accomplit la quête d’émancipation.

Marikel Lahana
Du Canada au Cambodge, d’Egypte en Chine, Marikel Lahana nourrit sa démarche d’une riche expérience internationale ponctuée de résidences et de prix. En 2008, avec la série Fictions Aptères primée par la Bourse du talent (Portraits), son oeuvre s’affirme en France au sein de la Collection du patrimoine photographique de la BnF. Sa participation au Festival Voies Off (Arles) en 2009 marque ensuite une étape majeure de son cheminement artistique.

Le portrait chez Marikel Lahana se veut détaché de l’instant en se focalisant sur le corps qui structure la dimension visuelle de ses fictions. Grâce à l’intensité et la profondeur que dégagent ses mises en scène cinématographiques, elle arrive à saisir en chaque sujet sa difficulté à être. La colère s’y fait violence et la fragilité miroir de l’humain. Etrangeté indicible, silence imposant, présence pressentie.

Francesca Di Bonito
En 2003, Francesca Di Bonito initie son parcours par le photojournalisme européen presse et médias. Avant de se focaliser sur une approche différente à l’image. Attirée par le potentiel plastique de l’image, sa démarche capte l’élément figuratif brut du réel, propre au reportage, et le retranscrit dans une dimension autre.

Façonnés par la peinture de la Renaissance, sensibles aux expérimentations surréalistes et touchés par l’art charnel, ses sujets jouent une performance tendue que la mise en scène dématérialise.

Son approche plastique anéantit presque le sujet au nom d’une interprétation du réel dérangeante, voire troublante. Souvent transfigurés, les sujets deviennent des fantasmes qui convoquent la perte. Le corps est porteur de sa propre histoire autant que support de ce qu’il joue. Et lorsqu’il s’absente, sa présence s’impose. Ses œuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions à Paris, Palerme, Rome et Milan.

Caroline Boyer
Lauréate de la Mission Jeune Artiste (MJA) en 2008, Caroline Boyer, n’a cessé de surprendre presse et critiques. Sa série Sweet Home fait en effet l’unanimité quant à l’originalité et la puissance du thème traité.

Employant un style à la fois burlesque et inquiétant, ses photographies révèlent la complexité du rôle social de la femme et la problématique de sa représentation. Caroline Boyer fait de l’ironie et de la provocation ses outils de création. Ses femmes nous plongent dans un quotidien tragicomique qui nous incite à réfléchir sur les conditionnements et les archétypes sociétaux.

Sans basculer dans la vulgarité, au sein d’une chorégraphie amusante, les personnages de ses clichés sont accablés par le poids du déterminisme qui les coince. Esprit de militantisme ou militantisme plein d’esprit ?

Kristina Sereikaite

Le chemin artistique de Kristina Sereikaite se trace entre la France et la Lituanie et puise son langage narratif photographique dans la pratique de la vidéo. La sexualité nue et sans complexe devant le corps non idéal de la femme, est au cœur de la série Femme de l’après-midi. La séduction féminine est ici dépourvue de tout cliché de beauté canonique.

La performance érotique est intégralement assumée. L’imperfection des formes ouvre alors la porte à l’épanouissement. «Etes-vous prêts à m’accepter telle que je suis ?» Cet équilibre fragile nous le retrouvons dans la danse étourdissante de la série Innocence. Les teintes froides du décor aquatique révèlent une atmosphère étrange et émouvante qui incite sans réserve à percer le mystère de cet être qui avance dans la nuit.

Informations pratiques

Tous les jours, de 10h à 19h. Nocturne le vendredi 19 novembre jusqu’à 21h30.

Direction artistique: Francesca Di Bonito
fdibonito@gmail.com / 33 6 15 08 31 41

Relations Presse: Asma Belloumi
presse@femmesavecvue.com

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