ART | EXPO

Face contre terre

30 Juin - 06 Août 2005

Guillaume Leblon invite trois artistes autour du mystère, de la face cachée, de l’envers. Melanie Counsell réalise en fonction des lieux ou des situations. Avec Vincent Lamouroux les notions de gravité et de dynamique sont appliquées à l’espace même, pour en perturber ainsi son appréhension. Manfred Pernice crée des sculptures qui suggèrent des modèles architecturaux utopiques pour des constructions plus grandes, non réalisables.

Communiqué de presse
Melanie Counsell, Vincent Lamouroux, Manfred Pernice
Face contre terre

L’exposition «Face contre terre» à la galerie Jocelyn Wolff présente trois artistes invités par Guillaume Leblon.
Le titre «Face contre terre» renvoie à la face non visible, aveugle, d’un carton ou d’une sculpture. La face sur laquelle l’objet repose et tient, et dès lors qu’il faut considérer comme une sculpture autonome.
À moins que ce ne soit là la position même du spectateur qui soit décrite, face contre terre, regard vers le bas, vers l’objet.

Melanie Counsell (vit et travaille à Londres) s’attache aux configurations et aux caractéristiques d’un lieu, d’une situation ou d’un objet. Elle en analyse l’espace, la lumière, le son, ainsi que les activités passées et présentes qui s’y rattachent, et s’intéresse à la mémoire et à l’oubli qui sont inhérents à ces activités. C’est à partir de cette identité multiple d’un contexte qu’elle va concevoir une œuvre, qui prend souvent la forme d’une intervention in situ, parfois d’un film ou d’une simple image.

Le travail de Vincent Lamouroux (vit et travaille à Paris) entretient une sensibilité particulière avec les forces qui modèlent notre société. Sous forme de monumentales installations in situ ou de sculptures en mouvement — dont les formes puisent aussi bien leurs origines dans le Land Art que dans l’architecture du divertissement, ou encore la science-fiction — les notions de gravité et de dynamique sont appliquées à l’espace même, pour en perturber ainsi son appréhension.

Manfred Pernice (vit et travaille à Berlin) crée des sculptures qui suggèrent vaguement des fragments architecturaux, des modèles utopiques pour des constructions plus grandes, non réalisables. Son travail porte la marque de son intérêt pour les conteneurs, les constructions ou le transport de chargement, autant de symboles pour notre obsession de la systématisation, de la catégorisation, pour l’emballage et la réglementation. Construit avec des matériaux humbles, tel que le bois aggloméré, ses structures ont une apparition délibérément de fortune et temporaire.