ART | EXPO

Allegory for Some Bombshell Girls de Xiomara de Oliver

02 Juin - 02 Juin 2006

Dans une série de grandes peintures, Xiomara De Oliver explore, à travers l’histoire, la superficialité du monde moderne et les résultats négatifs de la pression collective sur les individus.

Xiomara de Oliver
Allegory for Some Bombshell Girls

Réfractaire au rêve américain, De Oliver construit ses peintures avec des références multiples liées à la découverte de soi-même, en s’inspirant de l’histoire, de la politique, de la littérature, de la poésie et des mythes. Elle met en lumière la soumission inconsciente de la femme au regard masculin ou encore la grande acuité des femmes à tirer parti de leurs atouts physiques.
Xiomara De Oliver dénonce l’adhérence de la femme à la société. Elle donne à voir une critique sur les rôles qu’on impose aux femmes et qu’elles s’imposent elles-mêmes.

S’appuyant largement sur des recherches documentaires et historiques, Xiomara De Oliver retrace une longue histoire féminine. Une histoire fondée sur un manuel, un guide de conduite. Pas besoin de dire que l’artiste se moque de ces manuels, car pour elle, ce ne sont pas les vêtements, ni les postures qui aident une femme à retrouver l’estime de soi-même, ni à trouver un équilibre avec le sexe opposé.

Ces dernières séries s’inspirent d’un point de vue iconographique du maître siennois Lorenzetti tout en reflétant une certaine naï;veté matissienne qui tendent à renforcer une impression d’intemporalité. Sur de larges paysages lumineux viennent se poser des figurines aux postures de pin up. L’artiste questionne le rôle social imposé à la femme à travers une œuvre qui étonnamment est loin de s’inscrire dans une histoire de l’art féministe. Attachée à ses origines, elle exploite les canons de la peinture occidentale en y insufflant un aspect socio culturel des plus revendicatifs.

Infos pratiques
du mardi au samedi de 10h à 19h.
T. 01 42 78 32 24
info@annedevillepoix.com
Entrée libre
L’exposition est présentée jusqu’au 3 juin.
English translation : Margot Ross
Traducciòn española : Santiago Borja