ART | EXPO

Exoplanète Lot

03 Juil - 04 Sep 2016
Vernissage le 02 Juil 2016

La Maison des arts Georges Pompidou de Carjac propose un parcours artistique à travers la vallée du Lot : «Exoplanète Lot». Des installations empruntant à l’art contemporain et aux études spatiales invitent à explorer des exoplanètes et à y découvrir de nouveaux paysages et modes de perception.

Tania Candiani, HeHe, Thomas Lasbouygues, Caroline le Méhauté, Angelika Markul, Ludwig, Tracey Warr
Exoplanète Lot

Le parcours d’art contemporain « Exoplanète Lot » proposé par la Maison des arts Georges Pompidou de Cajarc est une invitation à explorer dans la vallée du Lot des exoplanètes imaginaires. Le ciel de la région, l’un des moins pollués d’Europe par les lumières artificielles, a inspiré ce projet à la croisée des arts visuels, de la poésie, de la cosmologie et de la recherche spatiale.

Des sites naturels et des lieux choisis dans des villages de la vallée du Lot (Cajarc, Calvignac, Larnagol, Tour-De-Faure, Saint-Cirq-Lapopie, Cénevières et Bouziès) sont transformés en d’éphémères exoplanètes habitables. Huit artistes ont été sélectionnés pour créer ces nouveaux environnements, qui mobilisent autant des connaissances scientifiques portant sur les exoplanètes que de l’imaginaire qu’elles peuvent susciter.

La sculpture hybride conçue par Tania Candiani incarne les rêves d’exploration spatiale de l’humanité. Elle invite à une exploration de l’exoplanète en montgolfière. A la manière onirique de Georges Méliès dans son film Voyage dans la Lune, l’œuvre fait appel aux techniques aéronautiques et à l’imagination. Associant des documents anciens et des captations numériques consacrés aux vols en montgolfières et aux vols spatiaux, elle constitue une synthèse des recherches, des constructions et des expérimentations effectuées dans ces domaines.

Le véhicule collectif écologique imaginé par le binôme d’artistes HeHe (Helen Evans et Heiko Hansen) est idéal pour explorer la surface irrégulière de l’exoplanète. Ce mode de transport propre dénommé Centipede est constitué de vélos électriques recouverts d’une bâche d’aluminium et de divers autres matériaux. Sous son allure digne d’un roman de science-fiction, il présente des caractéristiques adaptées au terrain de l’exoplanète imaginaire, et à celles du site où cette planète s’est concrétisée. Il circule sur une boucle de quelques kilomètres en empruntant une voie ferrée abandonnée et une route départementale. Création artistique futuriste et revitalisation des campagnes se combinent.

L’œuvre intitulée Négociation 82-Meta de Caroline Le Méhauté s’apparente à un morceau inexploré de l’univers qui serait tombé sur Terre. Une grande sculpture visitable évoquant par sa forme une architecture sacrée — telle un temple ou une pyramide —, un bunker et un vaisseau spatial, crée l’illusion de se glisser dans une faille de l’espace-temps. Un réseau de fibres optiques blanches intégré dans  les surfaces intérieures et extérieures de cette sculpture produit un scintillement qui la transforme en un fragment de ciel nocturne.

Vernissage

Samedi 2 juillet 2016.

Informations
MAGP, centre d’art
134, avenue Germain Canet
46160 Cajarc