ART | EXPO

Un artiste, une œuvre, un objet

23 Nov - 21 Déc 2019
Vernissage le 23 Nov 2019

L’exposition « Un artiste, une œuvre, un objet » à la galerie parisienne Patricia Dorfmann réunit les peintures et dessins de huit artistes contemporains et, pour chacun d’entre eux, un objet issu de son atelier. Ces achats personnels, cadeaux ou souvenirs d’enfance éclairent de façon subtile l’identité et l’œuvre des artistes.

L’exposition « Un artiste, une œuvre, un objet » à la galerie Patricia Dorfmann, à Paris, rassemble sous le commissariat de Lucas Djaou des œuvres de huit artistes et des objets personnels de chacun d’eux, pour mettre en lumière ce que ces artefacts conservés dans l’atelier de l’artiste peuvent révéler de lui et de son œuvre.

« Un artiste, une œuvre, un objet » : dans le secret de l’atelier

En transportant de l’atelier à la galerie les objets conservés au fil de leur vie par les artistes, l’exposition offre un regard inhabituel et précieux sur la création. Espace éminemment personnel, refuge et sanctuaire, l’atelier d’artiste renferme les véritables clefs de lecture et le sens profond des œuvres qui y ont été conçues. Les multiples objets qui s’y accumulent, souvenirs de voyages, de rencontres, d’échanges, de découvertes et d’intérêts particuliers, sont autant d’éclairages sur l’identité et la vie de l’artiste.

Peintures et dessins d’Eugénie Bachelot-Prévert, Maryan, Antonio Segui

Si le rapport que les artistes entretiennent avec les objets qui les entourent varie beaucoup de l’un à l’autre, certaines œuvres laissent entrevoir l’influence que ces objets peuvent avoir sur le travail créatif. Ainsi la peinture La Vierge à l’enfant, réalisé en 1998 par Eugénie Bachelot-Prévert doit certainement beaucoup à la vierge rose en ciment peint qui avait été achetée par ses parents et que l’artiste a conservée en souvenir de son enfance. De la même façon, la statuette représentant Napoléon, cadeau de Bernard Sordet à l’artiste Maryan qui demeura dans l’atelier de ce dernier jusqu’à sa mort inspira sans doute, une série de grands pastels qu’il réalisa en 1973 et 1974.

L’objet éclaire l’œuvre à la galerie Patricia Dorfmann

Un cœur en résine acheté en 2008 dans le quartier de l’école de médecine de Paris par Mark Brusse fait quant à lui écho à ce motif, le cœur anatomique, qui est depuis la fin des années 1980 central dans son œuvre. En témoignent les dessins The Heart Hears Everything et Hidden Presence n°1 de 2001, des assemblages, peintures, gravures, sculptures en bronze et en céramique, ou encore la série photographique Who Last His Heart In Venice. Un jouet mécanique en métal peint trônant dans l’atelier d’Antonio Segui renvoie à l’importance du jouet, porteur d’une partie de la mémoire de son enfance, dans l’ensemble de son travail.