ART | EXPO

Traversée des apparences

12 Jan - 24 Fév 2019

L’exposition « Traversée des apparences » à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, est la première consacrée à la magie nouvelle, un mouvement artistique né en 2002 qui vise à ouvrir la magie à d'autres disciplines créatives. On découvre les installations, peintures et sculptures de onze artistes représentatifs du mouvement, conjuguant spectacle vivant et arts plastiques.

L’exposition « Traversée des apparences » à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, réunit des œuvres des onze artistes les plus emblématiques du mouvement de la magie nouvelle, qui a pour but de mêler spectacle vivant et création plastique.

« Traversée des apparences » : première exposition de magie nouvelle

L’exposition, une carte blanche offerte à Raphaël Navarro dans le cadre de la Biennale International des Arts du Cirque 2019, rend compte de la vivacité et de la diversité du mouvement artistique de la magie nouvelle, né en 2002 du désir de trois jeunes artistes français (Clément Debailleul, Valentine Losseau et Raphaël Navarro) de libérer cette discipline de ses limites formelles traditionnelles en l’ouvrant à la pluridisciplinarité.

La magie nouvelle, important mouvement de la scène contemporaine française, donne un nouvel élan à la magie en la conjuguant à d’autres champs créatifs tels que la danse, la musique et les arts plastiques. Ce courant artistique rassemble aujourd’hui une centaine d’artistes à travers le monde. L’exposition propose un parcours en forme de traversée des apparences, une expérience visuelle et sonore, interactive et immersive, poétique et festive, qui témoigne de ce renouveau de la magie actuelle.

La magie nouvelle mêle spectacle vivant et arts plastiques

Avec son installation Le Silence du monde, composée de trois module, Etienne Saglio utilise le caractère ludique et attirant de la magie pour générer chez le spectateur un état de contemplation, tandis que dans celle intitulée Projet Fantôme, il parvient à conjuguer minimalisme et impact visuel pour donner forme à un esprit venu d’un autre monde…

Réunies sous le titre Killing Alice, six installations interactives de Violaine Fimbel et Marjan Kunaver revisitent l’univers de Lewis Carroll en s’inspirant de l’adaptation qu’en avait faite Antonin Artaud, lorsqu’il avait réécrit des passage entiers du roman De l’autre côté du miroir de l’auteur anglais. A travers ces dispositifs, l’artiste s’interroge sur les notions d’appropriation, de plagiat et de métamorphose.