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Espaces des oeuvres. Un musée noir et blanc.

Le Mac Val présente une géométrie linéaire. Plans horizontaux, grandes étendues, percées de lumières latérales et obliques, dénotent au coeur de la banlieue de Vitry-sur-Seine, mais s’y intègrent parfaitement. L’architecte Jacques Ripault et son ami écrivain François Bon, nous éclairent sur la mise en œuvre de cet espace inédit.

— Auteurs : Jacques Ripault, François Bon
— Éditeur : Archibooks, Paris
— Année : 2005
— Format : 16 x 24 cm
— Illustrations : noir et blanc et couleur
— Pages : 80
— Langues : français
— ISBN : 2-965639-19-1
— Prix : 24 €

Présentation
Le musée rassemble, confronte des œuvres, des expressions qui représentent des fragments et des visions du monde, les oeuvres sont uniques et libres. L’architecture installe les conditions de leur indépendance et de leur autonomie. Ce sont des gestes, des cris, des chocs, des ruptures, des engagements, des distances, des histoires et des silences,…

Le musée est disposé à cette diversité des œuvres, il est ample par ses dimensions, ses hauteurs progressent de 3 mètres 5O à 7 mètres, de 10 mètres 50 jusqu’à 15 mètres, pour toutes les installations comme des halles ou des ateliers, dans la cohérence des accès depuis les réserves. Les murs, leurs épaisseurs, incluent toutes les technicités du musée: air et lumière et suppriment tous les parasites qui permettent de libérer les espaces pour les œuvres. Les pièces sont tramées par les canaux d’alimentations des prises pour les stèles pédagogiques qui accompagnent les œuvres et les grilles d’aspirations qui les protègent de la poussière. Fixées au mur, isolées au sol, suspendues en l’air, enfermées dans le noir, Les œuvres dialoguent et le musée les met en contact avec d’autres œuvres. Les cimaises créent des labyrinthes, des pièces isolées, boîtes dans la boîte. Le parcours les découvre de bas en haut et les surplombe de haut en bas, des vues de travers, des rappels pour découvrir d’un autre point de vue.

Un musée en noir et blanc, orthogonal et linéaire pour Laisser [a parole aux œuvres. Dans son dépouillement, il marque une présence qui ouvre un champ aux formes, aux courbes, aux couleurs et aux éclats des œuvres. C’est cette addition des murs dans la profondeur des espaces, des cimaises libres, de la signalétique et des meubles pédagogiques, qui aident à la compréhension des œuvres et qui les rendent moins solitaires.

Un musée pour les œuvres c’est prendre la place de celui qui regarde, marquer un recul tout en cherchant une présence, le musée est un lieu d’initiation et de sensation, il n’est pas l’œuvre, il est le contexte des œuvres placées entre elles.

Les musées d’art contemporain sont des fabriques de points de vue, d’étonnements et de révétations. Ils sont des intérieurs urbains, des enclos de mémoire, des places de rencontres, des mises à nu pour être libre et voir.

Jacques Ripault

(Texte publié avec l’aimable autorisation des éditions Archibooks — Tous droits réservés)

Les auteurs
Jacques Ripault, né en 1953 est architecte, il a réalisé des logements à Paris et en Banlieue, des salles de spectacles et de musique à Meaux, Meudon, Louvre, Reims et Brest, des lieux d’enseignement, le centre René Cassin à Paris, la bibliothèque universitaire de St Quentin en Yvelines, le Diapason de Rennes et des lieux industriels et tertiaires avec l’usine Valéo du mans, le Centre de conférence de l’Oréal à Aulnay et le Centre de Design Peugeot-Citroën à Vélizy

François Bon, né en 1953, en Vendée. Père mécanicien-garagiste, mère institutrice. Après des études dans une école d’ingénieur à dominante mécanique (Arts et Métiers), se spécialise dans le soudage par faisceau d’électrons et travaille plusieurs années dans l’industrie aérospatiale et nucléaire, en France et à l’étranger (Moscou, Prague, Bombay, Göteborg, etc.). Publie en 1982 aux éditions de Minuit son premier livre (Sortie d’Usine) et se consacre depuis lors à la littérature. Lauréat en 1984-1985 de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis). Mène depuis 1991 une recherche continue dans le domaine des ateliers d’écriture et la formation à l’usage de l’écriture créative, et depuis 1997, l’Internet littéraire. Collabore régulièrement avec différents théâtres (Quatre avec le mort à la Comédie Française en octobre 2002, Daewoo à Avignon en 2004). Traductions en allemand, danois, suédois, chinois, néerlandais, anglais, coréen et japonais. Derniers livres publiés : Mécanique (Verdier, 2001) et Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002), Daewoo (Fayard, 2004). En 2005 et 2006, il est invité à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts (Paris) pour l’UV littérature.

Traducciòn española : Santiago Borja
English translation : Nicola Taylor