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Espace Commines : Laurence Egloff, Bruno Bressolin et Yom

07 Juin - 18 Juin 2005

Trois artistes invitent le spectateur à dépasser la simple représentation de l’œuvre pour explorer un univers inconscient. Les tableaux de Laurence Egloff parle de la réalité par métaphore, sans besoin de représentation. Bruno Bressolin dérange. Il démontre et dénonce avec un humour grinçant. Yom interroge notre vision et ses limites.

Lieu
Espace Commines

Communiqué de presse
L’Espace Commines initie cette année, une nouvelle politique de mécénat auprès de jeunes artistes singuliers dans leur univers.
Ce parrainage annuel se manifestera en aval par un soutien à la création et, en amont, par l’organisation d’une exposition permettant de mettre en valeur le travail de ces nouveaux talents.

Pour 2005, l’Espace Commines a choisi de présenter le travail de Laurence Egloff, Bruno Bressolin et Yom. Trois artistes qui au travers de leur travail invitent le spectateur à dépasser la simple représentation de l’œuvre et explorer un univers inconscient.

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Les artistes
Laurence Egloff
L’ensemble des tableaux de Laurence Egloff est voulu comme la manifestation d’un univers à soi. Il s’agit de tourner autour d’une vision, et de s’en rapprocher, petit à petit, de serrer l’objet au plus près, au moyen d’images d’abord apparemment hétéroclites, et dont la juxtaposition, et parfois la superposition tend à préciser la représentation de cet univers.
Comme dans les jeux d’enfants qui se déroulent au conditionnel, et où la réalité devient transparente, pour laisser voir à celui qui joue un double mental du monde, la réalité est appelée (rappelée) plutôt que directement vue. Comme l’image qui persiste quand on ferme les yeux.

Bruno Bressolin
L’art de Bruno Bressolin est un art du manifeste, manifeste pour la mémoire de notre temps, raison d’être de sa peinture, de sa photographie, de ses installations, de ses livres. Mais l’esthétique de son trait, de ses prises de vue, de ses accumulations, du tracé de ses caractères, n’est jamais gratuite.
C’est un artiste du repérage ; repérage de nos valeurs et de nos non-valeurs. Son regard soulève nos paupières.
C’est un artiste de la dénonciation, dénonciation du renoncement.
Son langage dérange, son humour est grinçant, il ne commente pas, il démontre. il ne raconte pas, il rappelle.

Yom
Dans ses sculptures, Yom utilise des symboles — cercles, carrés, sphères, cubes — qui associés entre eux, définissent un langage grâce auquel il exprime ses idées. Les sphères sont percées de part en part dans les trois dimensions, tout en respectant le principe classique de mouvement, c’est-à-dire en taillant des cônes ou des obélisques, plutôt que des cylindres ou des rectangles. Cette asymétrie crée un déséquilibre permanent, qui fait continuellement varier la perception visuelle de l’objet. Les pièces sont ensuite peintes, afin de révéler épaisseur, motifs et reliefs.
La signification de ce travail est de souligner les limites de la vue, afin de démontrer celles de nos sens et donc le handicap humain à rester au niveau conscient.

Infos pratiques
> Lieu
Espace Commines
17, rue Commines.Paris 3e
M° Filles du calvaire
> Horaires
du lundi au samedi de 14h à 19h
> Contact
T. 01 42 77 53 26
mcbouhours@commines.com
> Entrée libre

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