Brankica Zilovic et les Simonnet: « Art & matières »
Espace assurances Saint-Honoré
L’événement
Communiqué de presse
Les Simonnet créent des formes. Ils sont boulimiques et voyeurs. Ils veulent voir et donner à voir quantité de formes. Des formes qui sont quelque part dans un ailleurs que certains appellent imaginaire, mais qui pour eux est bien réel puisqu’ils le conçoivent, le sentent, le palpent, le façonnent avec leurs mains. Leur processus de création est au départ volontairement rationnel : les formes sont analysées, décomposées en éléments de base que les Simonnet appellent les modules ; ces modules vont toujours être conçus pour vivre ensemble, se rejoindre, se prolonger, se combiner à l’infini .
Les modules sont aux compositions formelles, aux sculptures , ce que les mots sont aux phrases, des composants du sens .
Les Simonnet depuis plus de trente ans vivent « plastique ». À partir de résine polyester, le couple crée jour après jour des formes frisant le psychédélisme. À la fois organiques et modulaires leurs centaines d’œuvres ludiques évoquent tour à tour Brancusi, Nikki de Saint- Phalle , Henry Moore.
Le polyester restitue le modelé, la couleur, la matière qu’on lui donne : « on a pas épuisé toutes les possibilités du plastique ! », précise Marthe .
Les tableaux de Brankica Zilovic-Chauvain sont en effet des toiles brodées, des surfaces travaillées avec du fil et une aiguille. Des figures féminines représentées en série qui constituent un cycle intitulé « super-posés ». Ils mettent en scène un défilé interminable, faisant référence au clônage, des figures composées, puis recomposées et finalement sur-posées en entier ou partiellement sur la toile.
À première rencontre, ces tableaux séduisent le spectateur par leur haute fidélité aux normes imposées par la photographie de mode, adoptant ainsi un terrible fashion attitude. Les tableaux arrivent néanmoins à détourner par des voies discrètes les règles strictes de la mode en ce qui concerne la représentation du corps.
D’abord, par une transposition effectuée dans l’espace du médium. Sur la toile, les broderies désignant les silhouettes des mannequins virtuels se trouvent juxtaposées à une autre « couche » de broderies (celles-ci non figuratives) créant ainsi un effet de dérangement dans cette image trop lisse et trop parfaite d’un défilé perpétuel. Le choix de la technique de broderie, peu habituel dans l’art actuel, imprègne les travaux d’un dynamisme particulier lié à ce côté « décoratif ». La broderie, une activité traditionnelle et considérée comme typiquement féminine est transposée avec succès dans le contexte contemporain où elle communique aisément avec d’autres éléments de la pop-culture.
Axé sur la représentation du corps, le travail de Brankica Zilovic-Chauvain met en évidence une femme-objet par la sur-utilisation de poses stéréotypées (une sorte de pop-image).
Infos pratiques
> Lieu
Espace assurances Saint-Honoré
22, avenue Matignon. Paris 8e
M° Miromesnil
> Horaires
du lundi au vendredi de 9 h à 18 h
> Contact
M. 06 70 61 05 86
M. 06 13 61 76 32
pascale.rozenfeld@wanadoo.fr
la-cinquiemegalerie.com
> Entrée libre
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