ART | EXPO

Endeavor [Los Angeles]

08 Oct - 08 Jan 2006
Vernissage le 07 Oct 2005

Un wall-painting inspiré de son film sur la ville de Los Angeles. Une relecture abstraite du paysage urbain, où les façades et les routes deviennent des formes purement géométriques, dans un panorama coloré immersif.

Communiqué de presse
Sarah Morris
Endeavor [Los Angeles]

Prenant le film comme point de départ, Sarah Morris parvient à travers sa peinture à désincarner les villes qu’elle explore munie de sa caméra, à leur enlever tout contenu figuratif ou narratif. La ville américaine «mise à nu» passe au filtre de ses couleurs et de ses compositions.
Dans sa série «Initiale Midtown» en 1998/99 à New York, l’artiste géométrise l’architecture moderniste de Manhattan qu’elle s’approprie pour en faire des grilles en résonance avec l’oeuvre de Mondrian. Après New York, Sarah Morris se lance à la conquête de la ville lumière, Las Vegas, où elle s’intéresse plus particulièrement aux rapports visuels entre publicité et architecture. En 2000, elle réalise Capital, un film retraçant les derniers jours de Clinton à la Maison Blanche à Washington DC. Sarah Morris a fait de la métaphore architecturale et urbaine un point de réflexion sur le social, l’économique et le politique.

Pour le Palais de Tokyo, l’artiste américaine présente en exclusivité à Paris un wall-painting monumental, inspiré de la série Los Angeles amorcée en 2004 avec le film éponyme. Los Angeles est avant tout un film qui parle d’Hollywood et de ses stars, de la ville dans tout ce qu’elle a de plus cinématographique. Filmant en 35 mm, l’artiste réalise donc le portrait d’une cité et de ses acteurs, de son décor et de ses coulisses. Los Angeles apparaît comme un long clip iconoclaste semé de célébrités dont la musique — composée par Liam Gillick — crée tout au long du film une sorte d’ambiance suspendue.

Exposées à la White cube en 2004, les peintures Sony (Los Angeleso), People’s bank (Los Angeles), Capitol (Los Angeles), constituent les premières recherches d’un travail plus abstrait sur la ville californienne qui prendra donc la forme d’un wall-painting au Palais de Tokyo : Endeavor [Los Angeles] inspiré de l’agence de talents la plus réputée de la ville. Un panorama coloré qui absorbe le public et engage des réflexions multiples : comment créer un paysage fictif? Quelles sont les limites d’une relecture abstraite?
Une fois de plus Sarah Morris extrait les lignes géométriques des façades, ponts ou ensemble routier transformés en cône, cylindre rectangle ou lignes évoquant en creux la célèbre citation de Cézanne «Tout dans la nature se modèle sur la sphère, le cône et le cylindre, il faut apprendre à peindre sur ces figures simples, on pourra ensuite faire tout ce qu’on voudra».

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