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ELLES x Paris Photo. Sabine Weiss

15 Nov - 20 Nov 2020
Vernissage le 15 Déc 2020

La suisse Sabine Weiss, proche du courant humaniste, photographie la vie quotidienne des gens dans les rues, capturant leurs conditions de vie, les moments d’humanité authentiques, ainsi que les dynamiques des grandes villes telles que New York.

L’édition 2020 de la foire internationale Paris-Photo était consacrée à la valorisation d’une trentaine de photographes-femmes, afin de palier à leur constante sous-représentation. La commissaire Karolina Ziekinska-Lewandowska a notamment choisi de revenir en arrière pour souligner leur présence dans l’histoire de la photographie. Sabine Weiss, née en 1924 en Suisse, compte ainsi parmi les tenants de l’école humaniste, aux côtés de Robert Doisneau ou Willy Ronis.

Sabine Weiss, une photographe humaniste

L’œuvre de Sabine Weiss est liée au mouvement de photographie humaniste, qui s’est développé en France après la Libération, jusque dans les années 1960. Il s’agit alors de capturer la vie quotidienne des gens, soit pour formuler une critique sociale de leurs conditions de vie, soit pour figer une humanité rayonnante et joyeuse. Fascinée par la condition humaine, Sabine Weiss capture ses sujets avec empathie et compassion, notamment les enfants et les personnes dans le besoin. « Ce que j’aimais, c’était photographier les gens dans la rue, les gens de toutes les catégories, témoigner de la diversité », explique-t-elle. Robert Doisneau, l’une des figures majeures de la photographie humaniste, l’invite ainsi en 1952 à le rejoindre au sein de l’agence Rapho.

Les rues de New York en 1955, vues par Sabine Weiss

Les photographies prises par Sabine Weiss dans les rues de New York en 1955 reflètent les différentes strates de la société américaine : des hommes d’affaires aux ouvriers, des vendeurs de rue aux groupes d’enfants. Son œuvre capture également les dynamiques propres à la grande ville américaine : l’empressement, l’agglutinement, l’attente dans de longues queues. Chaque image révèle le quotidien de la ville et de ses habitants, chaque image en préserve l’éphémère mouvement. Le scénariste Olivier Beer écrit au sujet des photographies de l’artiste : « Elles ne sont pas posées. Pas même des arrêts sur image. Non, ces photos sont le début d’une histoire. Ou son milieu. Ou sa fin. Et souvent elles sont un film tout entier. »