ART | EXPO

Eggsplotion

12 Mar - 07 Mai 2016
Vernissage le 12 Mar 2016

Théorie et technologie occupent la vedette dans l’exposition «Eggsplotion», étonnant assemblage d’œuvres qui abordent les sensations dans ce qu’elles ont de plus surprenant. Il s’agit en quelque sorte de faire l’expérience de la synesthésie, à travers des œuvres qui font s’enchevêtrer de multiples perceptions.

Adriana Lara
Eggsplotion

Le néologisme qui sert de titre à l’exposition « Eggsplotion » indique l’éclectisme foisonnant des œuvres présentées. Toutes sont issues de différentes réflexions, lieux et collaborations. Théorie, technologie, humanité, et nourriture se partagent l’espace dans un processus non linéaire, qui semble même accidenté. Ainsi, Dinner for 1, une expérience développée avec l’aide du restaurant parisien Sauvage, incarne une vision futuriste de la nourriture, qui sert de point de départ de l’exposition. Sont également présentées de nouvelles Interesting Theories, œuvres présentant des représentations sans objet, des signes sans référents, des messages purs.

Dans l’exposition « Eggsplotion », il est question autant de théories que de technologies. C’est particulièrement saisissant dans une vidéo montrant les graphiques en mouvements d’un software populaire, Live. La musique est abordée  par Adriana Lara dans une approche synesthète, puisqu’elle l’utilise pour saisir et rendre compte d’une large variété de couleurs, espaces et lignes. Le morceau de cette installation est une chanson de danse, pur produit de «pop music»: un mix de références culturelles, une superposition de sons. «Wild», «Animal», «Disco», «Deviant», sont pour ainsi dire les seuls mots aléatoirement utilisés pour composer ce morceau, prononcés par une voix digitale en anglais et doté d’un répertoire de sons génériques particulièrement entêtants. Il en résulte un tube multiculturel dont les sources sont difficilement identifiables.

L’exposition est également l’occasion de découvrir des Hanger (Hunger) Sculptures, assemblement qui évoque l’usage tant basique que précaire d’un simple objet extrait du quotidien.