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Edvard Munch

Une correspondance intime entre les tourments de l’artiste et la perception du monde que laissent transparaître ses toiles

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Présentation
Gérard Titus-Carmel
Edvard Munch

En cherchant à révéler la présence d’Edvard Munch au centre de ses toiles, Gérard Titus-Carmel, peintre lui-même, passionné d’Art moderne et de poésie, s’emploie à dévoiler les sources secrètes d’une œuvre tout entière vouée à « arracher son masque à la mort, à la mettre à nu ».

Parmi les artistes du Nord qui, depuis le tournant du dernier siècle, ont enrichi de leur sensibilité spécifique l’aventure de l’art moderne, Edvard Munch brille toujours d’un sombre éclat.

Par son « esthétique du vécu », héritée de son expérience au sein de la « Bohème de Kristina », il a impitoyablement mis en scène son profond sentiment d’angoisse devant la finitude. Aussi a-t-il déroulé sa Frise de la vie dans cet espace de déception où l’âme bascule sur le monde. Mais avec la violence expressive de la couleur qui accentue le vertige, et qui fera de lui un modèle pour la jeune génération expressionniste.

Dans cet ouvrage, Gérard Titus-Carmel nous livre une pénétrante « rêverie critique » autour des principales icônes du grand norvégien, où la maîtrise de la langue, alliée au savoir du peintre, nous fait pénétrer dans une œuvre qui interroge la destinée humaine au vif de la peinture, autant qu’ elle questionne dans ses retombées notre commun récit de mourir.

Cette évocation poétique nous mène « entre chambre et ciel » à la suite d’une figure artistique majeure dont l’influence a irradié tout le champ culturel, du théâtre au cinéma, de la peinture à la littérature.

Gérard Titus-Carmel est né en 1942, il s’initie très tôt à l’Art moderne après des études à l’école Boulle et se passionne pour le surréalisme et la poésie.

Dès ses premières expositions, dans les années soixante, ses toiles et ses dessins, ses lithographies et ses gravures révèlent un goût puissant pour la littérature, comme en témoignent aussi les titres et les dédicaces de ses tableaux. Il commence par illustrer des poètes qu’il aime, de Jacques Dupin à Philippe Jaccottet, avant de donner ses propres recueils de poèmes, qu’il enlumine souvent, en des livres rares, tout en publiant des réflexions de peinture.