ART | EXPO

Dreamer

04 Déc - 26 Jan 2016
Vernissage le 03 Déc 2015

Le Bordelais Jofo reprend les personnages de Star Wars et les croque devant des fonds de peintures célèbres. Si les héros de la saga perdent en intensité dramatique, ils gagnent en naïveté, évoluant dans un univers coloré et ludique, entre la formalité de la peinture classique et l’onirisme des dessins d'animation.

Jofo
Dreamer

Composée de quinze œuvres, créées avec une palette graphique puis imprimées en digigraghie sur toile de grand format, la série «Dreamer» de Jofo est imprégnée de références culturelles intemporelles. Empruntant ses personnages au monument du cinéma de science-fiction Star Wars et les animant sur des fonds inspirés de célèbres peintres, Jofo produit une série de dessins colorée, non dénuée d’humour, où son personnage fétiche, Toto, s’est dissimulé sous les costumes de ses nouveaux héros préférés.

Après la découverte de la saga Star Wars, le fils de Jofo demande à son père de lui dessiner «des Star Wars». Jofo a alors l’idée d’utiliser une œuvre chère à son cœur, qui lui servira de fond pour la composition de son premier dessin: une peinture de Kandinsky, Landscape near Murnau with Locomotive (1909), vue au Moma de New-York. L’emprunt à l’iconographie de peintures du XIXème et du début du XXème siècle sera alors le leitmotiv de la série dessinée «Dreamer».

Jofo réinterprète les paysages originels de peintures de Maurice Denis, Félix Vallotton, Jan Verkade pour composes ses mises en scène. En jouant sur l’exagération des motifs colorés d’origine, il crée de grands aplats lumineux, formant ainsi une palette abstraite. La lumière émanant d’un sous-bois, d’un espace cosmique, lunaire ou d’un bord de mer, conjuguée à la présence familière des personnages et aux imposantes silhouettes de ses vaisseaux flottants, produisent une alchimie onirique.

Si les personnages de Star Wars se détachent avec force et évidence dans la composition, et imposent leur présence dans des cadrages resserrés, ils ne semblent pourtant ni assurés ni rassurés. Les forces du mal semblent, sous le trait malicieux de Jofo, laisser place à un monde plus naïf, où les héros semblent dominés par leur sujet et observent passivement la bataille qui se prépare ou s’achève.