DESIGN | EXPO

Doubble

08 Oct - 27 Nov 2010
Vernissage le 08 Oct 2010

Après Booling en octobre 2006, Laurent Massaloux a construit, pour cette seconde exposition à la galerie, un travail autour des notions de décalage et de dédoublement.

Laurent Massaloux

Doubble

Quatre typologies mobilières seront développées: une chauffeuse, un miroir, des luminaires ainsi que des modules de rangement. Chaque meuble est principalement constitué de deux éléments dupliqués se déplaçant, glissant ou se décalant l’un par rapport à l’autre. Les meubles semblent figés dans un mouvement de recomposition ou de dislocation. L’effet qu’ils produisent les projette dans un univers virtuel et aérien. Evoluant dans un espace sans gravitation, ils semblent s’affranchir des lois physiques qui nous entourent.

«Pour atteindre l’invisible, il faut travailler l’aspect visible des choses». Discours sur la méthode de Laurent Massaloux pour cette deuxième exposition personnelle qui questionne notre rapport à la réalité. De ce fait, le quotidien devient autant une matière à réflexion qu’une matière à perturbation. Laurent Massaloux est un ex- Radi-designers. Ne jamais l’oublier car ses objets sont bien plus que de simples objets. Ici, il a exploré les possibles du logiciel d’animation pour jouer avec les volumes et surtout déjouer nos perceptions. Le résultat tient de la diplopie. Ce trouble du sens de la vue qui consiste dans la perception de deux images pour un seul objet. Laurent Massaloux invente un design en stop motion. Il donne forme à des objets en mutation, en formation.

Le temps a fait son oeuvre pour cette exposition: le projet a évolué, les objets se sont dépouillés jusqu’à trouver une forme synthétique. Les détails ne sont pas des délais, ils font l’objet.

La chauffeuse Drone est faite d’une agrégation de masses symétriques, mais désaxées. La lumière ricoche à l’endroit de la brisure sur le brillant de la résine qui maquille ce pain de polystyrène. L’objet est presque furtif. Il est l’image d’un confort souple.

Les lampes Leaves induisent cette même dynamique d’objets en train de se constituer sous nos yeux. Leurs feuilles d’aluminium pliées se rassemblent une à une en réflecteurs.

WhiteShadow sont des boites murales en sycomore auréolées de laque fluorescente. Elles apparaissent sur le mur comme des boites en mouvement dont on perçoit la trace lumineuse.

critique

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