ART | EXPO

Elle & Lui

09 Jan - 07 Mar 2020
Vernissage le 09 Jan 2020

Les sculptures du Français Dorian Gaudin et les peintures de l’Allemand Robert Janitz, qui n’ont en commun que leur amitié, dialoguent au sein de l’exposition « Elle & Lui » à la galerie parisienne Pact. Une confrontation ludique et fertile qui célèbre la singularité, la polysémie et l’imprévisibilité.

Avec l’exposition « Elle & Lui », la galerie Pact, à Paris, ouvre son espace aux œuvres de deux artistes que ne relie que l’amitié. De générations et d’origines différentes, Dorian Gaudin et Robert Janitz s’expriment également à travers deux médiums différents. La confrontation de leurs créations et la réalisation d’une œuvre en commun entendent précisément mettre à l’honneur la dualité, l’équilibre instable que représentent deux entités, une dualité qui échappe aux catégorisations lisibles par l’intelligence artificielle.

« Elle & Lui » : Dorian Gaudin et Robert Janitz à la galerie Pact

D’emblée, le titre de l’exposition, « Elle & Lui », pose son propos puisque les deux pronoms ne désignent personne en particulier. Sur les deux murs de la galerie, des sculptures de Dorian Gaudin et des peintures de Robert Janitz se côtoient, se confrontent, s’allient ou se provoquent. Des pièces emblématiques de la pratique de Dorian Gaudin comme une étagère à bras mécanique et des sculptures en aluminium froissé dialoguent avec des œuvres typiques de celle de Robert Janitz comme une plante sculptée dans la tôle et l’acier et de larges peintures abstraites faites d’un mélange d’huile, de cire et de farine brossé sur un fond monochrome.

Sculptures de Dorian Gaudin et peintures de Robert Janitz

L’accrochage des œuvres, sous la forme d’une frise, évoque une phrase à deux voix, une partition musicale ou encore une réaction en chaîne. Pièces fixes et en mouvement se succèdent, chacune appelant la suivante. A travers cet accrochage s’instaure un ensemble singulier et polysémique qui se refuse à l’interprétation la plus évidente. A rebours du mode de lecture du monde propre à l’intelligence artificielle qui gomme les particularité pour ne conserver que des caractéristiques générales et réduit le vivant à des archétypes, l’exposition souligne l’aspect pluriel et imprévisible de chaque œuvre, comme du vivant lui-même.