ART | EXPO

Destruction annoncée #7

27 Jan - 17 Mar 2018
Vernissage le 26 Jan 2018

L’exposition « Destruction annoncée #7 » présente à L’Artothèque de Caen un nouvel épisode des créations in-situ et performance de destruction de Dominique Angel. Ses installations et leur destruction alimentent une réflexion sur le déplacement et la durabilité des œuvres d’art.

L’exposition « Destruction annoncée #7 » à L’Artothèque, Espaces d’art contemporain de Caen, présente des œuvres in-situ de Dominique Angel qui explorent les notions d’unicité, de durabilité, de déplacement et de conservation des œuvres d’art.

Les œuvres in-situ de Dominique Angel explorent l’esthétique de la destruction

Pour l’exposition, Dominique Angel réalisera des œuvres in-situ qui s’inscrivent dans la suite du travail qu’il a développé au cours des dernières années avec les Pièces supplémentaires, autour de la représentation d’un espace architectural qui soit propre à la sculpture et à l’installation. Poursuivant cette recherche, la démarche de l’artiste est aujourd’hui orientée vers l’esthétique de la destruction.

L’exposition transporte le visiteur dans l’atelier de Dominique Angel : elle en reprend la forme mais surtout, elle permet de voir l’artiste en pleine création et même de l’assister. Utilisant des pièces rapportées de son atelier et d’autres créées in-situ, le plasticien, qui refuse de se définir comme sculpteur, s’approprie les codes de la sculpture et les bouleverse. Il décrit lui même sa pratique comme consistant à « construire, assembler plutôt que sculpter ».

« Destruction annoncée #7 » : une réflexion sur la nature éphémère des œuvres

Les Destructions annoncées sont des œuvres uniques que Dominique Angel réalisera au cours de l’exposition et pour lesquelles sont aussi présentées des dessins préparatoires. Surtout, comme l’annonce leur titre, se sont des œuvres vouées à la destruction : lors d’une performance publique qui se déroulera le 16 mars 2018 à l’Artothèque, elles seront détruites et il n’en restera plus que des traces sous forme de photographies et de vidéos, supports de mémoire.

A travers la destruction de ses œuvres par Dominique Angel, destruction d’emblée présentée comme leur finalité, se dessine l’aboutissement d’un questionnement sur la durabilité de l’œuvre d’art, son déplacement et sa conservation. Cette prise en compte de la nature souvent éphémère des œuvres, devenue centrale dans le travail de Dominique Angel, rejoint un aspect déterminant de l’art contemporain.