DESIGN | EXPO

Diamant/céramique

29 Jan - 27 Fév 2016
Vernissage le 29 Jan 2016

La galerie Nec présente les créations de Nadia Pasquer dans l'exposition «Diamant/céramique». Passionnée par la géométrie, Nadia Pasquer construit des volumes noirs dont elle décline la forme à l’infini. Ainsi, à l’image du diamant, chacune de ses pièces est unique.

Nadia Pasquer puise l’inspiration pour ses créations dans la philosophie comme dans l’histoire de l’art. Elle se réfère à Pythagore et à Platon pour leur conception géométrique du monde, mais elle s’inspire aussi de La divine proportion de Luca Pacioli, du «mazzacchio»* de Paolo Uccello, ou encore de la Mélancolie de Dürer. Ses références anciennes n’empêchent pas Nadia Pasquer de s‘intéresser également à des artistes contemporains tels que Chillida, Sol Lewitt et Vladimir Skoda.

Les sculptures de Nadia Pasquer sont aussi liées à d’autres domaines comme l’astronomie, l’architecture et la littérature, qui sont autant de références importantes pour l’œuvre de l’artiste. Ainsi les créations de Nadia Pasquer appartiennent à une famille de pensée qui réunit Gaston Bachelard, André Gide, Hubert Reeves, François Cheng et bien d’autres. Nadia Pasquer concrétise par ses objets les constellations, les planètes, les sphères étoilées, les corps platoniciens, les orbites, les polyèdres étoilés.

«La géométrie des objets que je modèle a pour origine la sphère, les «solides parfaits»: tétraèdre, hexaèdre, octaèdre, dodécaèdre, icosaèdre, polyèdres étoilés, arrangements cristallins. Mon travail est une déclinaison intuitive, à l’infini de cette géométrie qui engendre des volumes construits selon un «principe mobile»: sans base ni sens, ils sont posés sur un point d’équilibre portant en eux leur centre et leur mouvement. Chaque objet est unique. L’ensemble forme une unité. Polis, gravés, perforés pour y inscrire une cartographie céleste imaginaire. Ils sont «la synthèse des images de la terre profonde et les images du ciel étoilé», pour citer Gaston Bachelard dans La terre et les rêveries de la volonté. Enfumés, ils sont d’un noir brillant à la fois capteur et émetteur de lumière.»