ART | FILM

Détruire et (re)construire

24 Avr - 24 Avr 2009

Objets filmiques non identifiés, ces films rassemblés en programmations thématiques tentent de décloisonner les genres afin de privilégier la diversité des propositions, qu’elles prennent la forme d’un documentaire, d’un film d’auteur, d’artiste, d’écrivain, de scientifique ou de chorégraphe. Maeva Aubert qui a carte blanche à la FRAc est programmatrice cinéma.

Michael Rudnick, Gordon Matta-Clark, Antoine Boutet, Buster Keaton, Maeva Aubert
Détruire et (re)construire

Beam Drom, 1987, de Michael Rudnick, production Chris Burden
Fresh Kill, 1972, de Gordon Matta-Clark,
Splitting + Bingo Ninths, 1974, de Gordon Matta-Clark
Zone of Initial Dilution, 2006, d’Antoine Boutet
La maison démontable, 1920, de Buster Keaton

Cette programmation prend comme point de départ Beam Drop, le film radical et inédit de Michael Rudnick sur la mise en oeuvre d’une sculpture monumentale de Chris Burden.

Par la captation de gestes architecturaux simples – démolir pour construire ou (re)construire – Chris Burden et Gordon Matta-Clark signent des manifestes sculpturaux qui questionnent les traités de l’architecture traditionnelle et remodèlent matériaux et bâtiments pour les transformer en créations chaotiques et provocatrices « d’anarchitectes ».

Les images qu’Antoine Boutet a rapportées de Chine révèlent toute l’absurdité d’un monde qui démolit son passé pour en construire le devenir à l’identique, poussant l’observation jusqu’à des scènes burlesques où la poésie rejoint celle de la célèbre maison démontable de Buster Keaton.

A l’instar des Situationnistes comme Guy Debord, ces artistes participent à un mouvement de pensée radical en développant le concept du détournement ou la « réutilisation d’éléments artistiques préexistants dans un nouvel arrangement ».