ART | EXPO

Dessiner l’espace

28 Nov - 24 Fév 2007

La galerie Catherine Putman expose un ensemble d’œuvres sur papier de l’artiste, connu avant tout en tant que photographe. Occultés, ces dessins occupent une place à part entière dans le processus de création de cet explorateur d’espace(s).

Communiqué de presse

Georges Rousse

Dessiner l’espace

Issu de la figuration libre, l’artiste associe d’abord représentations humaines et espaces photographiés. Aujourd’hui, ses œuvres convoquent simultanément la photographie, le dessin, la peinture, la sculpture et l’architecture. Il investit des espaces voués à l’abandon, à la destruction, passant pas des jeux optiques, des trois dimensions de ses interventions picturales éphémères aux deux dimensions de ses photographies.

«Mon travail est évidemment photographique, mais il est avant tout la réalisation de dessins dans l’espace. Formes tracées, utilisation de la craie rappelant le geste et les hachures du crayon. Avant de réaliser un projet, je concrétise avec l’aquarelle la transparence de la lumière, proche dans cette technique de la transparence de la photographie. L’aquarelle préparatoire me permet d’explorer l’espace, de vivre intimement la relation de la couleur et de la lumière dans ces lieux avant de me projeter dans l’espace réel.
Mon travail c’est la couleur, la lumière, le dessin.

A une époque, j’ai eu des difficultés à investir des lieux abandonnés parce qu’ils étaient squattés ou que les promoteurs faisaient déjà leur œuvre de destruction ou de rénovation. Bref, sans lieu, pas de projet. J’ai alors «squatté» des images d’espace, comme la salle des cariatides du Louvre dessinée par Hubert Robert et réalisé de nombreux dessins. La feuille de papier est alors devenue le lieu de l’utopie qui me permettait de développer mon travail, sans contraintes.

Ces dessins, projets, fictions, utopies sont comme ma propre mémoire, du moins celle de mon œuvre. Comme le sont aussi mes ‘Polaroïds” que je conserve depuis le début. J’en présente ici quelques uns, non comme des oeuvres définitives, même s’ils en sont proches, mais comme des sortes de miniatures, de mémoires parallèles qui les précèdent.
Dessins et polaroïds illustrent mes investigations dans l’espace, la couleur et la fiction.» G.R.

Autour de cet ensemble de dessins, la galerie montrera aussi quelques photographies récentes.