ART | EXPO

Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants

16 Oct - 13 Déc 2020
Vernissage le 16 Oct 2020

Au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, l'exposition « Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants » emprunte son titre et sa problématique à Michel Foucault. Elle propose, avec les œuvres de huit artistes belges une réflexion sur le corps et les perceptions que nous en avons.

Le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, présente l’exposition « Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants », conçue par Michel François. Elle est consacrée à la nouvelle génération d’artistes belges : Carlotta Bailly-Borg, Sarah Caillard, Douglas Eynon, Gaillard & Claude, Selçuk Mutlu, Ria Pacquée, Olivier Stévenart, Charlotte vander Borght, Loïc Vanderstichelen. Chacun d’eux a créé une œuvre originale traitant de leur vision du corps physique et social.

« Des choses vraies… » : le corps dans tous ses états

Le corps est au centre de l’exposition, sous les aspects comico-tragiques de son insuffisance, sa laideur, son ridicule. Les bas-reliefs en céramique de Carlotta Bailly-Borg montrent des corps androgynes, mi-humain mi-amphibien, pris dans des ébats ou des combats. Ria Pacquée se fait gargouille vivante en s’incrustant dans le mur du Centre Wallonie-Bruxelles. Les masques en bronze de Douglas Eynon matérialisent les représentations tactiles que les aveugles de naissance se font des visages. L’installation Pilot (2020) de Sarah Caillard évoque les fantômes sédimentés dans  nos identités: « Tous ceux que nous avons été et que nous ne sommes plus », écrit-elle.

« Des choses vraies… » : le corps social

Les réflexions sur la corporéité proposées dans l’exposition « Des choses vraies qui font semblant d’être des faux-semblants » prennent, à partir de Michel Foucault, une dimension politique et sociale. Le film Every woman should have the tools to take control of her life, de Loïc Vanderstichelen, interroge la place particulière du corps des femmes dans la société. Olivier Stévenart interroge l’exploitation du corps des ouvriers en reproduisant à l’identique un chariot de l’entreprise de grande distribution belge Colruyt. Enfin, les photographies de Charlotte vander Borght montrent des camions de transports vides pour évoquer les mouvements transfrontaliers d’hommes ou de marchandises.