ART | EXPO

Dennis Hopper & le nouvel Hollywood

15 Oct - 19 Jan 2009
Vernissage le 15 Oct 2008

La Cinémathèque française rend hommage à Dennis Hopper, icône du nouvel Hollywood et du cinéma underground californien, et son cultissime film "Easy Rider". Avec ce road-movie nihiliste et métaphysique, c’est un tout nouvel ordre du monde qui advient, celui de l’émancipation tous azimuts.

Communiqué de presse
Dennis Hopper
Dennis Hopper & le nouvel Hollywood

Cette exposition est réalisée avec la précieuse collaboration de Dennis Hopper. Icône du nouvel Hollywood et de l’underground artistique californien, Dennis Hopper demeure une figure incontournable des contre-cultures les plus radicales de la Côte Ouest, et ce depuis un demi-siècle.

Le succès exceptionnel en 1969 d’Easy Rider (20 millions de dollars de recettes), film atypique et novateur dont il est le réalisateur et l’interprète, constitue l’acte de baptême d’une nouvelle vague contestataire.

Un véritable bain de jouvence pour un cinéma américain en crise, déconnecté de la réalité, et dont les super productions pharaoniques dilapident beaucoup d’argent depuis le milieu des années 50. Symbole de la jeunesse et de l’anticonformisme, Dennis Hopper incarne un cinéma libertaire, au bord de la rupture.

Avec Easy Rider, road-movie nihiliste et métaphysique, à la bande son explosive, c’est un tout nouvel ordre du monde qui advient. Celui de l’émancipation des Noirs, du festival pop de Monterey, et des sit-in antiguerre du Vietnam.

Une Amérique où s’expriment librement les amateurs de rock et d’hallucinogènes, les hommes qui rêvent, les femmes qui assument leur sexualité, les artistes qui reconquièrent le réel, les cinéastes qui s’affranchissent de l’hégémonie des grands studios.

Easy Rider est un film sur la route, où Dennis Hopper, avec des partis pris de mise en scène insolites, convie le temps d’une scène les héros de son époque : Phil Spector (le producteur musical le plus influent et le plus inventif de l’histoire de la pop musique), Wallace Berman (artiste plasticien qui fut régulièrement exposé à la Ferus Gallery, grande galerie pop de Los Angeles, qui accueillit en 1962 la première exposition solo d’Andy Warhol en Californie, Andy Warhol: Campbell’s Soup Cans), George Herms (artiste réputé pour ses assemblages faits à partir d’objets de récupération), et évidemment les acteurs Peter Fonda et Jack Nicholson, avant qu’ils ne deviennent des monstres sacrés.

Qu’est-ce qui a rendu possible l’émergence d’un tel film culte ? De quelle onde sismique a-t-il été l’origine ? En 1969, Dennis Hopper sur son Harley Davidson est connu des cinéphiles, qui se souviennent de lui aux côtés de James Dean en blouson noir dans La Fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955).

Connu également pour avoir joué aux côtés de John Wayne dans des westerns crépusculaires. Connu pour avoir claqué la porte de la 20th Century Fox en 1958. Pour avoir cosigné un ready-made avec Marcel Duchamp en 1963. Pour avoir joué dans les films expérimentaux d’Andy Warhol (« Tarzan and Jane Regained… Sort Of »).

Pour avoir collectionné le Pop’Art avant tout le monde à Los Angeles (Roy Lichtenstein ou Jasper Johns). Pour avoir côtoyé ceux qui rendirent possible un soulèvement politique (de Jane Fonda à Martin Luther King). Pour avoir pris des centaines de clichés en noir et blanc de manifestations et de performances.

Pour avoir publié ses photos très stylées d’une nouvelle mythologie américaine en couverture de Vogue ou d’Artforum. Ou pour avoir assumé en public et sans pudeur les frasques de sa vie privée.

« Je viens de l’expressionnisme abstrait et du jazz », aime à dire l’acteur-réalisateur-artiste. Hopper a toujours été un amateur d’art réactif et un collectionneur inspiré, cherchant à inscrire la multitude de ses pratiques dans un réseau de connivences, au sein duquel il élit ses pairs.

Ses intérêts l’amènent au-delà des attentes de son public. Du cinéma vers la photographie. De la photographie vers la peinture et la sculpture. De la sculpture vers la performance. De la performance vers le film expérimental. De l’expérimental aux formes les plus populaires de la télévision, qui contribuent à ancrer définitivement son visage d’Ange en perfecto et stetson dans l’imaginaire américain.

Un homme aux multiples facettes donc, dont la filmographie croise Roger Corman, Sam Peckinpah, Francis Ford Coppola, Bob Rafelson, Abel Ferrara, Martin Scorsese, Robert Altman, David Lynch ou Quentin Tarantino. Dennis Hopper est le prototype de l’anti-Star border-line, dans une Amérique en ébullition.

Capable de jouer un marin amoureux d’une sirène (« Night Tide »), un cascadeur s’interrogeant sur la mort du cinéma (« The Last Movie », son deuxième long métrage en tant que cinéaste), un père alcoolique et incestueux (« Out of the Blue », son troisième), un vétéran du Vietnam saisi par des hallucinations (« Tracks »), un photographe prophète (« Apocalypse Now »), un espion receleur à l’oeil aiguisé (« L’Ami américain »), un toxicomane violent mais amateur de bluettes romantiques (« Blue Velvet »), un marginal dévasté par la vie (« River’s Edge »), et, pour un de ses plus beaux rôles, un vidéaste déçu par le cinéma (« The Blackout »), confessant à l’écran : « Comme le cinéma est trop cher pour nous, nous les vidéastes, comme nous disons, on va régénérer le monde et financer nos trois propres films vidéo, vous me suivez, nous les idiots, les barges de la lumière ! Les barges qui filmons notre image, notre propre image ! ».

A chaque fois et pour chaque rôle, Hopper s’investit de manière physique, en inventant une sorte de chorégraphie.

On dit souvent que le Nouvel Hollywood commence à décliner vers le milieu des années 80. Cela n’empêche pas Dennis Hopper de poursuivre ses expériences limites.

Après avoir fui la Californie pour s’installer au Nouveau-Mexique et reconquérir un nouveau territoire – celui, tabou, des amérindiens -, il revient à la réalisation avec le cultissime « Colors », premier film à s’enfoncer dans les banlieues de Los Angeles, dont la chanson Hit, interprétée par le rappeur Ice-T, devient vite disque d’or.

Il découvre également les « tags » de banlieues, et assume par ricochet un geste d’action painter, renouant avec la peinture (tendance à la fois minimale et expressionniste), pratique qu’il avait abandonnée après l’incendie de sa villa de Bel Air en 1961 où avaient été détruites une centaine de ses toiles.

Dennis Hopper continue d’incarner les multiples facettes de cette Amérique insolite, un véritable phénix capable de se régénérer à chaque crise traversée. ces visages multiples d’une Amérique insolite, ayant traversé autant de crises mais sans ce sse renaissante.

Aujourd’hui, l’homme est serein, ouvert, disponible. Que ce soit dans le domaine du cinéma, de la photographie, de la performance, de la télévision ou de la Playstation (il fait la voix off du sulfureux jeu vidéo « Grand Theft Auto : Vice City »), son présence hallucinée est le symbole de cet Hollywood toujours au bord de la rupture.

« Here is The Man », lance un homeless qui l’aperçoit descendre en voisin sur Venice Beach, au milieu d’une foule de surfeurs et de hippies en turbans. Dennis Hopper est en effet l’Homme qui a su prendre le risque de ne pas opposer réalité et fiction, art et cinéma, chaos et paix.

L’Homme qui, par ses films, se s photos et peintures, n’a jamais cessé de traquer l’énigme qui se cache derrière les paradoxes de l’Amérique. À la fois comme un exercice spirituel et un témoignage sociologique des mutations de son pays.

Parcours de l’exposition
Cette exposition, qui met la Cinémathèque française à l’heure américaine, fonctionne sur l’idée de transversalité.
Dennis Hopper en est à la fois le héros et le fil rouge.

Elle est construite à partir de nombreux extraits vidéo, de plans inédits de Dennis Hopper aujourd’hui à Los Angeles, d’archives rares (provenant de fonds privés, de la Cinémathèque française ou des archives de la Warner Bros), et évidemment de ses photographies et créations at large (billboards géants, sculptures imposantes).

L’originalité de ce projet étant d’y adjoindre des oeuvres provenant de la collection privée de Dennis Hopper, qui réunit aujourd’hui des oeuvres emblématiques de l’art contemporain : Warhol, Basquiat, Ruscha, Salle, Rauschenberg, Herms, Berman…

Ces oeuvres ré sonnent en écho avec la pratique artistique et cinématographique d’Hopper lui-même. C’est la raison pour laquelle nous les avons choisies. Au-delà de leur beauté intrinsèque et de leur originalité, elles ouvrent des espaces de réflexion permettant de dessiner un parcours fait de multiples (et parfois secrètes) connections.

L’exposition est conçue en cinq étapes, non chronologiques. Hollywood en est la rime, le sésame, un motfantasme
recouvrant plusieurs réalités.

Hollywood est un nom qui bouge.

Chacun cherche à se l’approprier, comme l’explique Mike Davis dans son essai « Au-delà de Blade Runner. Los Angeles et l’imagination du désastre » (Éditions Allia, 2006). Autant un rêve qu’un cauchemar, une industrie qu’une mythologie. Un mot inscrit en lettres géantes au sommet d’une colline, mais dont la signification avec le temps n’a cessé de se t ransformer, au point de devenir opaque. Faisant passer la ville de la pop culture à la subculture des banlieues, du psychédélisme aux action paintings, de la rébellion au désenchantement.

1. Dans les marges d’Hollywood parle de ruptures et de subversions : subversions du cinéma par l’art et la télévision, par le mélange des genres et la radicalisation des thèmes qui font des films une tribune inédite pour prédire ou entrevoir l’horizon du cinéma, voire sa disparition.

Avec entre autres des oeuvres de Dennis Hopper, Viggo Mortensen, Bruce Conner, Julian Schnabel, Wallace Berman, Ed Ruscha, Robert Mapplethorpe, Annie Leibovitz, Marcel Duchamp et des extraits de La Fureur de vivre (Nicholas Ray), Night Tide (Curtis Harrington), The Trip (Roger Corman), The Blackout (Abel Ferrara), Screen Test (Andy Warhol), The Last Movie (Dennis Hopper), L’Ami américain (Wim Wenders), Basquiat (Julian Schnabel), Blue Velvet (David Lynch), The Osterman’s Weekend (Sam Peckinpah), The Indian Runner (Sean Penn), ainsi que des pubs et des documentaires inédits en France.

2. Les nouveaux mythes d’Holywood aborde la question de la révolution dans une perspective historique : où comment, artistes, musiciens, acteurs, réalisateurs, hommes politiques d’une époque bousculée, sont devenus les emblèmes d’un pays, icônes vénérées ou images de marque.

Avec entre autres des oeuvres de Dennis Hopper, Jenny Holzer, et des extraits de « Backtrack » (Dennis Hopper). Une partie épurée, dominée par l’accrochage d’une quarantaine de photographies noir et blanc réalisées par Dennis Hopper.

3. Quitter Hollywood aborde les espaces bigger than life, ceux de l’errance métaphysique et de la culture amérindienne. Avec, entre autres, des oeuvres de Dennis Hopper, Llyn Foulkes, John Altoon, George Herms, Robert Rauschenberg, David Salle et des extraits de « Easy Rider » (Dennis Hopper), « Tracks » (Harry Jaglom), « Apocalypse Now » (Francis Ford Coppola), « O.C and Stiggs » (Robert Altman), « Search and Destroy » (David Salle).

4. Los Angeles, le vrai visage d’Hollywood s’intéresse à la « sub-culture » des banlieues et à la nouvelle iconographie urbaine, tels les graffitis qui sont de véritables peintures in situ. Avec entre autres des oeuvres de Dennis Hopper, Franz Kline, Cory Arcangel (un jeune artiste new-yorkais influencé par l’imaginaire d’Hopper) et des extraits de films de « Colors » (Dennis Hopper), « Rusty James » (Francis Ford Coppola), ainsi que la diffusion in extenso du rarissime « Homeless », réalisé par Hopper en 2000 sur les sans-abris de son quartier à Los Angeles (créé pour la Biennale de Venise, inédit en France).

5. Exploser Hollywood tente de comprendre pourquoi la table rase des seventies a fait place au désenchantement. Avec entre autres des oeuvres de Dennis Hopper, Roy Lichtenstein, Robert Longo et Jean-Michel Basquiat et des extraits de Out of the Blue (Dennis Hopper), Speed (Jan de Bont), Land of the Dead (George Romero). Un point musical permettra au visiteur d’écouter une sélection d’extraits des BO de ses films (Ice-T, Neil Young, The Byrds, The Electric Prunes, Steppen Wolf, John Lee Hooker, Taj Mahal, Miles Davis…).
Hollywood est le lieu de l’éternel recommencement. The « Big One » n’est pas ce qui va arriver (le tremblement de terre prophétique dont on dit qu’il va submerger Los Angeles d’un coup). C’est ce qui est déjà là. Et Dennis Hopper le sait.

Catalogue de l’exposition
« Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood », en coédition avec les éditions Skira-Flammarion. Ouvrage collectif sous la direction de Matthieu Orléan. Avec des contributions de Pierre Evil, Bernard Marcadé, Matthieu Orléan, Jean-Baptiste Thoret et un av ant-propos de Serge Toubiana.

Une chronologie détaillée et un entretien inédit av ec Dennis Hopper.

Dennis Hopper ou l’étendard d’une révolution baptisée Nouvel Hollywood. « Easy Rider », 1969. Succès planétaire. Vision d’une Amérique où s’expriment les amateurs de rock, de pop art et d’hallucinogènes, les artistes partis à la reconquête du réel, les cinéastes affranchis des producteurs hollywoodiens à l’ancienne.

Dennis Hopper, acteur et cinéaste, miroir déformé du rêve américain. Icône borderline des grands cinéastes de la modernité (Coppola, Peckinpah, Altman, Wenders, Lynch, Ferrara). Il garde un pied dans la marge la plus contestataire (sa complicité avec le rappeur Ice-T), mais aussi dans le cinéma populaire et les séries télévisées.

Véritable phénix, il traverse les frontières qui d’ordinaire séparent la réalité de la fiction et l’art du cinéma. Dennis Hopper, peintre, collectionneur et photographe. L’exposition organisée par la Cinémathèque française révèle certains des trésors de sa collection, qui constitue l’un des plus saisissants témoignages des contre-cultures américaines.

D’Andy Warhol à Ed Ruscha, de Roy Lichtenstein à Jean-Michel Basquiat, Le catalogue tente de montrer en quoi ces oeuvres entretiennent avec son univers de cinéma des connivences secrètes.

En librairie début octobre 2008. Format à l’italienne: 258 L x 215 H cm. 192 pages. Plus de 200 illustrations. 45 €

Autour de l’exposition
Visites guidées

Tous les samedis et dimanches à 16h.
Plein tarif – 8 € / Tarif réduit – 7 € / Forfait Atout Prix et Cinétudiant – 5,5 € / Libre-Pass : accès libre.

Retrospective Dennis Hopper

Du 15 octobre 2008 au 19 janvier 2009
Après av oir été un remarquable acteur de seconds rôles dans les années 50 et 60 (notamment dans « La Fureur de vivre » et
« Géant », aux cotés de James Dean), Dennis Hopper s’est rév élé un cinéaste passionnant et singulier.

Il réalise en 1969 « Easy Rider », le film qui allait constituer le coup d’envoi d’une nouv elle génération d’auteurs et de comédiens formant ce que l’on a appelé le Nouvel Hollywood.

Dennis Hopper est l’incarnation de la contre-culture. Alors qu’il accède au vedettariat en tant qu’acteur, il poursuit jusqu’à aujourd’hui une carrière de réalisateur parmi les plus originales du cinéma américain contemporain, avec des titres comme « Out of the Blue », « Hot Spot » ou « Backtrack ».

L’hommage qui lui est rendu et qui accompagne l’exposition organisée par la Cinémathèque française, permettra de découvrir l’intégralité des films qu’il a signés ainsi qu’un nombre important d’oeuv res dans lesquelles il apparaît, réalisées par des cinéastes aussi importants que Wim Wenders, Francis Ford Coppola, David Lynch ou Abel Ferrara.

Séances présentées par Dennis Hopper
Dans le cadre de cette rétrospective, et pendant le temps de sa présence à la Cinémathèque f rançaise, l’acteur et réalisateur
présentera au public certains films de son choix.

Mer 15 octobre 20h
Salle Henri Langlois Ouverture de l’hommage à Dennis Hopper, en sa présence

Ven 17 octobre 19h
Salle Henri Langlois

Séance suivie d’une rencontre avec Dennis Hopper et Wim Wenders.

Dim 19 octobre 19h
Salle Henri Langlois En présence de Dennis Hopper

Dialogue Dennis Hopper / Wim Wenders
Vendredi 17 octobre 19h – Salle Henri Langlois
Suite à la projection de « L’Ami américain » (Wim Wenders, 1977), le cinéaste et son acteur d’alors retraceront la réalisation de ce thriller au rythme si particulier, inspiré de Patricia Highsmith, tourné entre New York, Paris et Munich ; un film dédié à Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française ; un film encore où le cinéaste Nicholas Ray jouait le rôle d’un peintre faussaire. Nicholas Ray, figure essentielle et commune à Wenders (Nick’s Movie, 1979) et Hopper (La Fureur de vivre, 1955)…

« Hopper par Hopper », une leçon de cinéma
Sam 18 octobre 14h30 – Salle Henri Langlois
Leçon de mise en scène, avec projection d’extraits (choisis par le cinéaste).
Animée par Matthieu Orléan et Bernard Benoliel (Cinémathèque française). Entrée libre

Les conférences de la cinémathèque
La Cinémathèque ouvre un nouveau cycle de conférences, à l’occasion de l’exposition « Dennis Hopper et le Nouvel
Hollywood » : 6 conférences, à partir du 23 octobre. Conférence inaugurale de l’écrivain François Bon : « Comment le
film a inventé le rock (et réciproquement) », suivie de la projection de « Monterey Pop » (D.A. Pennebaker, 1968).
Les conférences – illustrées d’extraits de films – ont lieu le jeudi à 19h, suivies à 21h de la projection d’un film choisi par le
conférencier. Entrée libre.

Ciné-club Jean Douchet
: « Le cinéma américain de 1995 à 2005 », et en particulier la séance du 3 novembre, 19h30, consacrée à The Blackout d’Abel Ferrara, un film avec Dennis Hopper.

Tchat avec Dennis Hopper
sur www.rue89.com
Dialogue en direct avec Dennis Hopper le mardi 14 octobre à 18h.

Masterclass Dennis Hopper à la  Fnac des Ternes
Mercredi 15 octobre à 17h30. Masterclass avec Dennis Hopper et Matthieu Orléan, Commissaire de l’exposition.

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