ART | EXPO

Demain Amélioration

09 Sep - 12 Oct 2016
Vernissage le 09 Sep 2016 à partir de 19:00

L’exposition « Demain Amélioration », présente un nouvel ensemble de sculptures d’Adrien Missika à la galerie Bugada & Cargnel. Entre science et poésie se dessine un monde réenchanté ouvert sur un futur meilleur.

Intitulée « Demain Amélioration », la deuxième exposition personnelle d’Adrien Missika à la galerie Bugada & Cargnel dévoile une série de sculptures récentes du jeune artiste français.

Des sculptures en forme d’utopies scientifiques

« Demain Amélioration », titre inspiré par le vocabulaire météorologique, place l’exposition sous des auspices foncièrement optimistes. Les nouvelles sculptures d’Adrien Missika forment une cosmogonie originale dans laquelle matériaux naturels et éléments issus de la technologie se conjuguent.

Œuvre centrale de l’exposition, Planet Nursery est composée de branches de bambou, de tubes de plexiglas transparent, de sable, d’eau et d’agglomérats rochers appelés des « trovanţi ». Ces derniers sont à l’origine de la sculpture : présents en Roumanie, ils font l’objet de récits légendaires et mystérieux qui leur accordent le pouvoir de se multiplier, de grossir et même de se mouvoir. Ces histoires trouvent un prolongement dans la structure construite par Adrien Missika. La structure est en effet une machine destinée à produire des planètes où les hommes pourraient se réfugier. Un circuit fermé contenant du sable, de l’eau et des végétaux est surmonté de pierres qu’il doit faire grossir jusqu’à ce qu’ils deviennent des astres. Des dessins inspirés du Livre des Morts maya recouvrent les parois de plexiglas, achevant de donner au dispositif un statut à mi-chemin entre invention scientifique utopique et objet de culte mystique.

Demain : un monde réenchanté

La sculpture Biosphère 5 est une autre proposition ouverte sur un futur meilleur. Une structure en plexiglas et en étain installée sur un sac à dos renferme une plante du désert mexicain qui ne nécessite presque pas d’eau pour vivre. La lumière à laquelle elle est ainsi exposée lui suffit. L’œuvre est l’expression poétique de la quête de nouvelles ressources et de nouveaux modes de vie qui agite notre monde. De l’eau, des feuilles, des tiges de bambou et des aiguilles magnétisées constituent un ensemble de boussoles intitulé Compass. La teinte noire qui recouvre le fond de chacune nous renvoie notre image. Plus que des instruments d’orientation, ces boussoles sont le reflet de notre égarement.

Par un vocabulaire artistique qui relève autant de la science(-fiction) que de la poésie, des mythologies anciennes que des préoccupations actuelles, l’exposition ouvre des fenêtres sur un monde réenchanté regorgeant de possibles.