ART | EXPO

Dector & Dupuy. euple aincra

30 Sep - 17 Déc 2016
Vernissage le 30 Sep 2016

Des œuvres récentes du duo d’artistes Dector & Dupuy sont à découvrir dans l’exposition « euple aincra » au FRAC Poitou-Charentes. Photographies, peintures, installations et performances présentent des objets glanés dans les rues d’Angoulême sous la forme d’un catalogue d’emblèmes.

L’exposition « euple aincra » au FRAC Poitou-Charentes réunit de nouvelles réalisations du duo d’artistes Dector & Dupuy. A la croisée entre photographie, peinture, installation et performance, les œuvres sont nées de l’exploration d’Angoulême.

Un catalogue d’emblèmes de la cité d’Angoulême

L’exposition succède à une première collaboration avec le FRAC Poitou-Charentes en 2011, dans le cadre de l’exposition « Renouveau Réalisme ». Dector & Dupuy avaient alors organisé une visite-performance déjà inscrite dans la ville d’Angoulême. Suivant le principe des visites de lieux patrimoniaux, l’exposition mettait en valeur des éléments d’ordinaire délaissés tels que des objets déposés dans la rue, des graffiti, plaques commémoratives, ronds-points et tas de pierres. Le duo a renouvelé sa première exploration de la ville pour proposer cette fois une sorte de catalogue d’emblèmes de la cité d’Angoulême.

Le parcours est conçu comme une promenade à travers les locaux du FRAC et se double d’événements organisés à l’extérieur, dans différents lieux de la ville. La répartition des œuvres est thématique, articulée autour d’idées fortes telles que la résistance, la paix, la liberté, le manque ou encore la recherche de motifs.

Explorer l’espace public urbain

L’espace public urbain, au sein duquel s’expriment les diverses formes de représentation sociale, est le terrain de recherche et d’observation privilégié par Dector & Dupuy. La démarche du duo consiste à collecter au hasard des rues divers objets abandonnés, laissés à la vue de tous mais ignorés. Ces détails négligés forment aux yeux de Dector & Dupuy le témoignage de sensibilités urbaines.

Les œuvres abordent la peinture, l’installation, la performance et la photographie pour rendre d’indices d’expressions sociales aussi bien marginales que conventionnelles : des dessins négligemment tracés sur un mur, un tag de paysans en colère sur un plot routier, une haie taillée en forme de flèche… Chaque pièce se concentre sur ces épiphénomènes qui témoignent d’existences, d’absences, de rejets, de luttes… L’observation de la société à travers leur prisme révèle leur dimension politique, quand une approche générale est impossible.