ART | EXPO

Dear Prudence

06 Mai - 18 Juin 2008
Vernissage le 06 Mai 2008

Six artistes sont à l’honneur : Christophe Berdaguer & Marie Péjus examinent l’espace, analysent l’environnement et produisent des projets d’habitats. Quant à Dominique Blais, il explore les seuils de la perception visuelle et auditive. Angela Detanico et Rafael Lain poursuivent un travail artistique mêlant le graphisme et la sémiologie à travers différents médiums tels que la vidéo, le son, l’installation. Enfin, Julien Discrit s’attarde sur la géographie, la cartographie et plus généralement sur l’espace.

Christophe Berdaguer & Marie Péjus, Dominique Blais, Angela Detanico & Rafael Lain, Julien Discrit
Dear Prudence

Christophe Berdaguer & Marie Péjus examinent l’espace, analysent l’environnement et produisent des projets d’habitats. Ils font appel à la psychanalyse pour interroger l’architecture sous sa forme utopique. Ils présentent à la galerie, des architectures de feu : des installations qui représentent un espace avant sa disparition, « Psychogramme H27 » véritable test de Rorschach faisant appel à la sensorialité et à l’inconscient du sujet, mais aussi un néon faux-self qui reprend le terme caractérisant en psychanalyse l’image que le sujet se fait de lui-même.

Dominique Blais
Au confluent des arts plastiques et sonores, l’oeuvre de Dominique Blais explore les seuils de la perception visuelle et auditive. Reposant sur un ensemble de polarités – visible/invisible, audible/inaudible, lumière/obscurité, bruit/silence –, son travail convoque particulièrement la mémoire et l’imaginaire du spectateur. Les machines orphelines sont composées de deux sculptures ; répliques épurées et simplifiées de magnétophones à bande de type Revox, les machines dépouillées de leurs fonctions originelles s’épuisent dans un mouvement permanent, lent et silencieux. A proximité, deux néons (Sans titres, 2008) posés à même le sol, tirent leurs formes du câble électrique qui les alimentent.

Detanico / Lain
A travers différents médiums tels que la vidéo, le son, l’installation : Angela Detanico et Rafael Lain poursuivent un travail artistique mêlant le graphisme et la sémiologie. Ils s’intéressent particulièrement aux signes et à leurs transcriptions dans l’espace. Le nom des étoiles représente la matérialité même de l’écriture. Née du détournement de la typographie Helvetica en Helvetica Concentrated, les étoiles sont créées à partir de la superposition des lettres formant leurs noms. On obtient ainsi par l’accumulation de ces strates d’encre un disque symbolisant une nouvelle écriture cosmique. En 1832, le peintre et inventeur nord américain : Samuel Morse décide d’immortaliser à travers sa toile : la galerie du Louvre la richesse de la peinture occidentale et d’en ramener ainsi un echantillon aux Etats-Unis. Angela Detanico et Rafael Lain ont repris cette toile en animation, créant ainsi un nouveau dialogue entre les couleurs et les pixels des contours correspondants.

Julien Discrit

Les recherches de Julien Discrit portent sur la géographie, la cartographie et plus généralement sur l’espace. Ce terme générique porte sur tout ce qui touche à la perception, à la représentation des territoires et donc d’une certaine manière aux rapports qui se tissent entre le sujet et le monde. À ce travail sur l’espace, fortement marqué par la notion d’échelle, s’ajoute une dimension temporelle et fictionnelle. Pour l’exposition Dear Prudence, Julien Discrit présente une série de trois oeuvres intitulée “Le Monde Physique”. Ces trois planisphères représentent un monde tour à tour déformé, parasité ou simplement modifié. Jouant sur l’ambiguïté entre hémisphères du cerveau et hémisphères terrestres, un carnet à dessin montre un planisphère dont les deux parties ont été éxécutées successivement main droite et main gauche. Un autre planisphère se confond lui avec un fameux test de détection des couleurs pour former un wall painting quasi abstrait. Enfin une carte froissée puis dépliée, forme une improbable carte en relief dont les pliures sont autant d’hypothétiques montagnes et vallées.

critique

Dear Prudence