DANSE | SPECTACLE

De Marfim e carne — As estátuas também sofrem

12 Mar - 15 Mar 2015
Vernissage le 12 Mar 2015

Pièce pour sept danseurs, construite autour du mythe de Pygmalion, la nouvelle création de la chorégraphe portugaise Marlene Monteiro Freitas cherche à donner une forme dansée à l’immobilité de la statue. Bal des corps argileux, mouvant au gré de ses réminiscences, De marfim e carne interroge les formes de la vitalité de l‘automate grotesque à la figure libérée.

Marlene Monteiro Freitas
De Marfim e carne — As estátuas também sofrem

Dans le travail de Marlene Monteiro Freitas, danse et immobilité ne sont pas antinomiques. Derrière le titre de sa nouvelle création De marfim e carne — as estátuas também sofrem, en français D’ivoire et de chair — les statues souffrent aussi, le personnage de Pygmalion n’est pas loin, ce sculpteur qui s’éprit passionnément de l’une de ses statues, inanimée puis soudain incarnée. Avec ce nouvel opus, Marlene Monteiro Freitas réunit sept performers qui «dansent leur immobilité hiératique de statues, figures emprisonnées, enfermées, à l’intérieur de leur contour». «Les corps-statues» souffrent des réminiscences: «le corps agile, vif, performant, devient un corps symptomatique, les gestes deviennent réminiscents, très chargés d’émotion». Emprisonnées, ces figures troubles et grotesques retranscrivent leurs mouvements, leurs gestes, leurs humeurs au travers d’un bal. Ce bal autant carnavalesque qu’expressif, se déroule selon une figure obsessionnelle, le cercle, pour mieux souligner la condition d’aliénés de ces automates.

Marlene Monteiro Freitas est originaire du Cap Vert, où elle a cofondé la troupe de danse Compass. À son arrivée en Europe, elle suit ses enseignements chorégraphiques à P.A.R.T.S. (Bruxelles) et à la Fondation Calouste Gulbenkian (Lisbonne). Elle a depuis collaboré avec Emmanuelle Huynh, Loïc Touzé, Tânia Carvalho et Boris Charmatz. Chorégraphe, elle a créé Primeira Impressão (2005), A Improbabilidade da Certeza et Larvar (2006), A Seriedade do Animal (2009), le solo Guintche (2010), (M)IMOSA, en collaboration avec Trajal Harell, François Chaignaud et Cecilia Bengolea (2011) et Paraíso – colecção privada (2012). Immergée dans le bidonville de Cova da Moura, près de Lisbonne, elle développe un projet chorégraphique à dimension humaine. Avec Tânia Carvalho et Luis Guerra, Marlene Monteiro Freitas est membre de Bomba Suicida, collectif rassemblant les nouveaux visages de la danse contemporaine portugaise.

Chorégraphie: Marlene Monteiro Freitas
Interprètes: Yair Barelli, Lorenzo De Angelis, Luís Guerra, Andreas Merk, Marlene Monteiro Freitas
Musique: Nosfell
Lumière: Yannick Fouassier
Production: Erell Melscoët, Andreia Carneiro

Informations
Grande salle, niveau -1
Du 12 au 15 mars 2015 (sauf le 14)
Les 12 et 13 mars à 20h30, le 15 mars à 17h

Durée: 1h30
Tarifs: 14€/18€
Réservation en ligne