DESIGN | EXPO

D’Days. Exquise révolution

31 Mai - 25 Juin 2016
Vernissage le 01 Juin 2016

A l’occasion du festival D’Days, les résidents des Ateliers de Paris proposent un cadavre exquis toutes disciplines confondues dans l’exposition «Exquise révolution». Quatorze artistes interviendront tour à tour dans l’espace, en réaction aux œuvres créées par les précédents, pour former une œuvre collective pour le moins inattendue.

Les résidents des Ateliers de Paris présentent l’exposition «Exquise révolution» à l’occasion de l’édition 2016 du festival D’Days dont le thème générique est «R/évolution». Fruit d’une étroite collaboration entre des artistes issus de différents domaines, l’exposition a été conçue à la manière d’un cadavre exquis: chacun leur tour, les résidents des Ateliers de Paris ont créé une pièce avec pour objectif de prolonger l’action du précédent créateur. Ce protocole a donné lieu à la construction d’une œuvre collective nourrie par une pluralité des savoir-faire et qui laisse une grande place à l’inattendu. Une rencontre-performance avec les artistes se déroulera au cœur de l’exposition le samedi 4 juin à 18h.

C’est la designer Julie Pfligersdorffer qui a été désignée lors d’un tirage au sort pour poser la première pierre de l’œuvre collective, la première intention. Elle décide de délimiter par la lumière un espace qui servira d’écrin à l’œuvre du second artiste. Intervient ensuite le duo formé par Anne Le Corno, ébéniste, et Céline Thibault, designer textile. Elles décident de détourner l’intention première de Julie Pfligersdorffer qui était de mettre leur œuvre en lumière. A la place, elles choisissent de mettre cette lumière au centre de leur œuvre en la couvrant d’une peau travaillée au laser. Vient ensuite Pierre Charrié qui crée une sorte d’architecture destinée à unifier le tout et à servir de support aux interventions suivantes.

Tour à tour, les quatorze artistes interviennent directement sur les œuvres des précédents: le plumassier Julien Vermeulen ajoute de-ci de-là quelques coquettes plumes tandis que Charlotte Julliard fixe sur la structure de Pierre Charrié un rideau fait d’écailles. Aya Muramatsu viendra quant à elle mettre le feu à l’ensemble de l’installation, mais aucune raison de paniquer, les flammes seront de papier. Encore à l’état de projet, l’œuvre collective sera réalisée sur place juste avant l’ouverture de l’exposition. Les intentions des uns et des autres auront donc le temps d’évoluer, réservant au public une œuvre pleine de surprises.