ART | EXPO

Self-ironing Pants and Other Paintings

25 Jan - 29 Fév 2020
Vernissage le 25 Jan 2020

Caricatures américaines des années 1950, motifs issus du monde publicitaire et vocabulaires picturaux variés se télescopent dans les dernières peintures de l’artiste américain David Salle présentées à la galerie parisienne Thaddaeus Ropac, dans l’exposition « Self-ironing Pants and Other Paintings ».

L’exposition « Self-ironing Pants and Other Paintings » à la galerie Thaddaeus Ropac, à Paris, dévoile de nouvelles peintures de l’artiste américain David Salle qui poursuit son exploration humoristique et grinçante de la société de consommation, du mode de vie américain et de l’histoire de l’art.

« Self-ironing Pants and Other Paintings » : nouvelles peintures de David Salle

Pour sa nouvelle série de douze tableaux, David Salle aborde l’espace de façon entièrement inédite en juxtaposant sur la toile des motifs d’origine et de nature différentes : des caricatures publiées dans des années 1950 par le magazine The New Yorker sont reproduites en noir et blanc, entrecoupées ou partiellement recouvertes d’objets du quotidien et de produits de consommation courante tels qu’un paquet de cigarettes, une voiture, un sandwich, une tasse de café ou une boîte de petits pois, démesurément agrandis et de couleur vive.

Le télescopage de différents régimes d’images engendre un univers plein d’humour où se succèdent des saynètes en suspens, comme si les histoires interrompues devaient reprendre à un autre endroit. Par ces compositions fragmentaires, David Salle exploite l’attente esthétique du spectateur : le regard est attiré simultanément sur plusieurs éléments au style très contrasté, induisant une dynamique d’accélération ou de ralentissement et une hésitation entre réalisme et abstraction.

David Salle, un univers grinçant et plein d’humour

Le titre de l’exposition, « Self-ironing Pants and Other Paintings » (Pantalons auto-repassants et autres peintures) indique toute la distanciation ironique qui caractérise la démarche de David Salle. Ses œuvres invitent à prendre du recul par rapport aux images qui nous sont présentées : en présentant de façon morcelée des stéréotypes du mode de vie américain des années 1950 et 1960, elles remettent en question la notion même de narration et en empruntant des codes picturaux aussi variés que ceux du pop art, du surréalisme et de l’expressionnisme abstrait, elles se moquent de l’histoire de l’art qu’elle utilise comme un vaste catalogue qui pousserait à la consommation, selon les mots de l’écrivaine et journaliste Janet Malcolm.