ART | EXPO

Dans son coin un camélia sent la présence d’un prunier

30 Mai - 28 Juin 2014
Vernissage le 30 Mai 2014

Le duo d'artistes Hippolyte Hentgen occupe un territoire de recherche qui se centralise principalement sur le dessin et l’image, mais tente également diverses ouvertures vers d’autres domaines comme le spectacle, la bande dessinée et la musique. Leurs tableaux sont conçus comme des jeux de combinaisons d'images qui se déplient et se replient selon plusieurs systèmes de représentation.

Hippolyte Hentgen
Dans son coin un camélia sent la présence d’un prunier

Après Sally Bonn, Laurence Kimmel invitées en tant que commissaires en 2011 et 2010, et la carte blanche donnée aux artistes Cécile Beau et Mayura Torii en 2013, Anita Molinero accepte l’invitation et propose à Hyppolyte Hentgen d’investir la galerie des Grands Bains Douches de la Plaine. Il s’agira de la première exposition marseillaise de ce duo d’artiste.

Cette invitation inaugure un temps consacré aux duos d’artistes proposé par art-cade tout au long de l’année 2014. Comment la création à deux se fait-elle? Comment cette posture redéfinit le statut d’auteur? Où commence et où finit la collaboration? Les duos de créateurs seront de nouveau invités à art-cade pour la rentrée de septembre 2014, au moment d’Art-O-Rama.

Depuis 2008, Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen forment le duo «Hippolyte Hentgen»: une troisième personne faite de leurs deux noms de famille. Ce nom n’est jamais qu’une fiction; ce n’est pas l’auteur qui parle mais son double fictif. Elles occupent un territoire de recherche qui se centralise principalement sur le dessin et l’image, mais tente également diverses ouvertures vers d’autres domaines de représentation comme le spectacle, la bande dessinée et la musique.

A l’occasion de cette exposition, Hippolyte Hentgen nous présente deux nouveaux ensembles de pièces composés d’une série de tableaux et trois sculptures.
Ces tableaux inédits, spécialement créés pour l’exposition, sont conçus comme des jeux de combinaisons d’images qui se déplient et se replient selon plusieurs systèmes de représentation. Inspirés de l’origami, ils mettent en évidence les écarts de gestes et de représentation. Les figures, qui cohabitent ici, sont puisées dans l’univers populaire, les livrets de travaux manuels, la bande dessinée ou encore dans les photographies vintages.
S’inscrivant sur le même modèle que les tableaux, les sculptures agissent comme des systèmes d’emboîtements, comme des dessins posés dans l’espace prenant tour à tour des formes zoomorphiques, anthropomorphiques ou paysagesques.

Commissariat
Anita Molinero

Vernissage
Jeudi 30 mai 2014 à 18h30