ART | EXPO

Dans les profondeurs d’une forêt, de préférence auprès d’un torrent

28 Jan - 21 Avr 2012
Vernissage le 28 Jan 2012

Empruntant son titre à une citation d’Henri Miller dans Les livres de ma vie, l’exposition interroge la posture de l’artiste face au savoir et au livre et, d’une certaine manière, la représentation de la connaissance et de la culture par les artistes aujourd’hui.

Elvire Bonduelle, Sammy Engramer, Eden Morfaux, Estefania Penafiel Loaiza, Julien Previeux, Yann Serandour, Frédéric Teschner, Sébastien Vonier
Dans les profondeurs d’une forêt, de préférence auprès d’un torrent

Dans Les Livres de ma vie, Henry Miller écrivait qu’il ne connaissait pas de meilleur endroit pour lire que «dans les profondeurs d’une forêt. De préférence auprès d’un torrent». Avec cette exposition, le centre d’art se déplace sur le terrain de la bibliothèque et rebondit sur un contexte original (un bâtiment qui accueille en son sein une médiathèque et un centre d’art) et part d’une idée simple: la posture de l’artiste face au savoir et au livre.

Loin de se proclamer savants, les artistes invités montrent qu’ils entretiennent aujourd’hui un rapport distancié vis-à-vis de la posture de l’intellectuel qu’ils représentent. Leurs gestes artistiques jouent ici avec les représentations, avec les mots et les meubles pour créer une exposition faite de bibliothèques paradoxales. L’exposition diffuse et produit de nouvelles œuvres. Entre ces œuvres, l’intérêt des artistes pour l’écriture, le livre et la bibliothèque est le dénominateur commun de postures très différentes.

L’espace de la bibliothèque constitue ainsi chez Yann Sérandour un jalon crucial pour comprendre son œuvre. Et si L’étude d’Eden Morfaux autorise une lecture historique du rapport de l’artiste au savoir (sur le devenir de l’artiste-artisan en artiste libéral, assimilé à une profession intellectuelle), les œuvres de Sammy Engramer ou de Julien Prévieux proposent quant à elles un rapport plus décomplexé ou critique vis-à-vis du savoir.

L’écriture et le livre sont ailleurs l’objet d’une approche poétique chez Estefania Penafiel Loaiza, d’une réflexion sur notre univers domestique pour Elvire Bonduelle, voire d’un détournement pure et simple chez Sébastien Vonier, où la référence au livre génère des productions qui investissent le terrain de la sculpture et de l’escalade. Invité à «habiter» l’étude d’Eden Morfaux, le graphiste Frédéric Teschner expose quant à lui ses recherches graphiques et éditoriales.

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