ART | EXPO

Dans la marge

22 Mai - 13 Juin 2010
Vernissage le 21 Mai 2010

Emergents, confirmés, plasticiens, auteurs de BD ou musiciens, les artistesont tous abordé l'objet ludique et familier qu'est le cahier d'écolier, délivrant de petits bijoux graphiques qui sont à la fois un témoignage de leur inspiration du moment, mais aussi des étapes s'inscrivant dans leur parcours créatif.

Nine Antico, Jim Avignon, Isabelle Boinot, Blexbolex, Hervé di Rosa, Jochen Gerner, Daniel Johnston, Julien Langendorff, Moolinex, Natali, Tom de Pékin
Dans la marge

Depuis quelques années Effi Mild et Laurent Zorzin -à l’origine de la galerie Arts Factory- confient à des artistes un cahier d’écolier de 32 pages.

Leur mission: emporter avec eux ce petit souvenir, le laisser traîner le temps nécessaire dans leur atelier, puis sans aucune contrainte de thème ou de technique, le retourner à l’expéditeur orné de dessins inédits.

Effi et Laurent : « Fin 2006 le premier cahier est revenu du fin fond du Texas, envoyé par Daniel Johnston qui avait trouvé là le support idéal pour exorciser de vieux démons, puis Isabelle Boinot -entre deux expositions avec le collectif Frédéric Magazine- nous annonce qu’elle « Montre Tout » dans le sien! Dans la foulée Julien Langendorff nous fait parvenir ses dessins littéralement grattés au stylo bille pendant un séjour à Berlin… »

Très vite, la décision est prise de publier cette curieuse correspondance graphique sous la forme de fac-similés et Daniel Johnston inaugure la collection Dans la marge / cahiers de dessins contemporains en juin 2007.

Effi et Laurent qui endossent pour le coup le double rôle d’éditeurs et de galeristes, avancent quelques pistes pour expliquer cet engouement collectif: « Le cahier d’écolier a souvent été pour de nombreux artistes le premier témoin de leur talent en devenir (…)

Camarades de classe à impressionner, émotions adolescentes à consigner ou simplement envie d’échapper aux cours de professeurs ennuyeux, les raisons qui ont pu les pousser à truffer des pages entières de dessins peu conformes aux programmes scolaires sont légion (…)

Une fois adultes, ce même cahier reste chez certains d’entre eux le compagnon de leur intimité artistique, recueillant notes et croquis préparatoires, voire un support de prédilection pour les adeptes d’un dessin décomplexé ».