ART | EXPO

Dans la couleur de Garache

30 Mar - 24 Juin 2012
Vernissage le 30 Mar 2012

A l’occasion de l’acquisition du tableau Yvie et Sauve (1977 et 1999), cette exposition invite Claude Garache à accompagner la présentation de cette toile d’un ensemble de douze peintures. Cet accrochage rend compte de la cohérence de ses œuvres, poursuivant avec exigence le sujet unique du corps nu féminin, au moyen d’une seule couleur, le rouge.

Claude Garache
Dans la couleur de Garache

Reprenant le titre d’un texte du poète Yves Bonnefoy: Dans la couleur de Garache (publié dans le catalogue de l’exposition «Garache», Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, 1974), cette présentation se fait ainsi l’écho des nombreux écrits d’écrivains et de poètes attirés par l’œuvre de l’artiste, devenus ensuite ses amis. Outre Yves Bonnefoy, Jean Starobinski, Philippe Jacottet et Jacques Dupin comptent parmi eux. Un ouvrage collectif intitulé Garache face au modèle (éditions de La Dogano, 2006), témoigne de la richesse et de la diversité des commentaires sur son œuvre.

Cette publication a été suivie d’un recueil d’images et d’entretiens de Marie du Bouchet, Florian Rodari et Alain Madeleine-Perdrillat (éditions Hazan, 2010) avec Claude Garache qui s’exprime sur la pratique de son art. Ayant reçu dans les années 1950 une formation traditionnelle en sculpture et en dessin, Claude Garache est devenu peintre «en interrogeant toutes les œuvres» qu’il a rencontrées, comme celles de Lascaux, Monet, Matisse et Giacometti.

Sur la toile, Garache place avec rigueur la figure autour d’un axe géométrique qui génère des rapports de tensions, d’aplombs et d’équilibres avec l’espace. L’emploi de la couleur rouge vermillon, choisie pour son caractère à la fois sonore et incandescent, permet à l’artiste de capter avec justesse la structure mouvante du corps physique et la présence lumineuse du modèle. A l’occasion de l’une des premières expositions de Claude Garache en 1972, Raoul Ubac a observé que sa peinture était «animée d’un étrange pouvoir, travaillant par poussées successives à la reconstitution lente et progressive d’un corps unique. En vue de quelle plénitude, de quelle réhabilitation glorieuse?»