ART | EXPO

New Work

07 Nov - 11 Jan 2020
Vernissage le 07 Nov 2019

L’exposition « New Work » présente à la galerie Marian Goodman, à Paris, une nouvelle œuvre entre sculpture et architecture de Dan Graham. Le pavillon Neo-Baroque Walkway offre une expérience quasi-psychédélique et met en lumière les liens entre le travail de Dan Graham, celui de John Chamberlain, de Larry Bell et le mouvement baroque.

L’exposition « New Work » à la galerie parisienne Marian Goodman dévoile un nouveau « pavillon » de l’artiste américain Dan Graham, toujours attaché à la dimension socio-politique de l’art. Cette œuvre s’inscrit dans la continuité de celles qu’il conçoit en série depuis la fin des années 1970, des pièces qui sont la fois des modèles architecturaux et des sculptures destinées à être exposées dans l’espace public.

« New Work » : nouveau pavillon de Dan Graham à la galerie Marian Goodman

Au rez-de-chaussée de la galerie s’expose le Neo-Baroque Walkway, nouveau « pavillon » de Dan Graham dans lequel, comme dans ceux qui l’ont précédé, l’expérience physique et visuelle du public fait partie intégrante de l’œuvre. Ici, le visiteur est amené à arpenter un couloir étroit encadré de deux parois sinueuses telles des vagues en verre semi-réfléchissant. Les ondulations des deux côtés ondulants varient légèrement, générant pour le visiteur une déformation visuelle de son propre corps qui se superpose aux images des corps des autres visiteurs. Le Neo-Baroque Walkway offre ainsi une « expérience quasi-psychédélique » selon les propres mots de Dan Graham.

Dan Graham, inspiré par le baroque, John Chamberlain et Larry Bell

Les pavillons conçus par Dan Graham, toujours réalisés en verre semi-réfléchissant et en acier inoxydable, s’appuient sur une structure et un concept spécifiques développés à partir de références précises. Pour son Neo-Baroque Walkway, c’est l’art baroque et celui du plasticien américain John Chamberlain (en particulier les sculptures Design for Showing Videos et Homes for America) qui l’ont inspiré. Dan Graham met en lumière le lien entre la sculpture de John Chamberlain et l’art baroque, déjà décelé en 1964 par Donald Judd, tout en rapprochant également le travail de John Chamberlain de celui de Larry Bell. Autant de filiations qui éclairent sa propre pratique plus sûrement que sa comparaison habituelle avec l’art conceptuel et minimal.