DESIGN | EXPO

Curating Money

05 Mai - 03 Juin 2016
Vernissage le 05 Mai 2016

Systaime, artiste spécialiste du net.art, présente l’exposition «Curating Money» à la Jed Voras Gallery. Il établit un parallèle entre l’art et la monnaie à l’ère du numérique et imagine un monde où un gif pourrait remplacer un dollar ou un bitcoin.

Dans l’exposition «Curating Money», l’artiste Systaime émet un parallèle entre la prolifération exponentielle des œuvres de net.art et la production démesurée de la monnaie à l’ère du numérique. Internet a en effet rendu possible l’augmentation des processus de reproductibilité et d’échanges de monnaies. Systaime s’empare de ce phénomène de multiplication de valeurs et propose une réflexion sur la possibilité de l’existence d’un «original» sur Internet. Il aborde ainsi la question de la copie à l’ère de l’Internet et de ses possibles régulations.

Avec «Curating Money», Systaime fait du net.art une pratique bancaire et se plait à imaginer qu’un gif pourrait un jour obtenir une valeur financière à même de remplacer un dollar ou un bitcoin. Cette exposition personnelle de l’artiste est une tentative de penser le net.art comme une nouvelle source de production monétaire. Le commissariat de «Curating Money» a été assuré par Aleksandra Smilek, commissaire d’exposition membre du Centre National des Arts Plastiques, et Carlos Sanchez, fondateur d’Artplateforme, une interface qui promeut la création numérique.

Artiste du multimédia, Michaël Borras, alias Systaime, évolue dans le milieu de l’art numérique. Il fonde en 2011 le Spamm, musée des Arts super modernes, un musée virtuel en ligne. Depuis 2012, il est chroniqueur pour l’émission l’Oeil de Links diffusée sur la chaîne Canal+. Le ministère de la Culture et de la Communication l’invite en novembre 2013 à participer à la conférence «Transmettre la culture à l’ère du numérique». En 2014, il est de nouveau invité par le gouvernement à réaliser un workshop dans le cadre de Silicon Valois, opération de développement d’une culture du numérique lancée par l’ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti.