DANSE | SPECTACLES

Cuentos de Azucar

04 Fév - 06 Fév 2020
Vernissage le 04 Fév 2020

Mêler la chaleur et la sensualité andalouses à la rigueur et la précision nippones : voici le défi que relève la chorégraphe et danseuse de flamenco Eva Yerbabuena dans le spectacle Cuentos de Azucar, créé en collaboration avec la chanteuse japonaise Anna Sato.

L’espagnole Eva Yerbabuena est l’une des danseuses et chorégraphes de flamenco les plus respectées. Au cours de près de 40 ans de carrière, elle a reçu de nombreux prix, a collaboré avec de grands noms de la danse contemporaine, en particulier Pina Bausch. Elle a fondé la compagnie Eva Yerbabuena Ballet Flamenco dont le dernier spectacle, Cuentos de Azucar, fait le pari de mêler le flamenco à la musique traditionnelle nippone.

Cuentos de Azucar : le flamenco rencontre la musique traditionnelle nippone

Cuentos de Azucar se situe à la rencontre de deux cultures étrangères l’une à l’autre. Sur scène, la chanteuse japonaise Anna Sato et la danseuse espagnole Eva Yerbabuena apparaissent chacune vêtue d’un costume national typique. La première porte une ample tunique noire boutonnée jusqu’au cou ; la seconde une robe à traîne argentée. L’une est assise au sol en seiza – manière traditionnelle de s’asseoir sur ses genoux au Japon ; l’autre danse le flamenco, seule ou accompagnée de Fernando Jiménez. Le chant traditionnel d’Anna Sato se mêle avec le chant flamenco d’Alfredo Tajada et de José Valencia, tandis que le tambour japonais joué par Kaori Watanabe s’allie avec la batterie d’Antonio Coronel et les percussions de Rafael Heredi.

Cuentos de Azucar : par-delà les différences, l’universelle expérience humaine

La chorégraphe et danseuse Eva Yerbabuena n’a eu de cesse que de réinventer les codes du flamenco en l’imprégnant d’influences étrangères. Après avoir découvert la voix d’Anna Sato, elle s’est rendue avec elle sur les îles nippones d’Amani pour se plonger dans la culture musicale traditionnelle de la région. Sans parler la même langue, sans disposer des mêmes références ni du même style, les deux femmes ont collaboré pour la création du spectacle. « Nous nous sommes unies dans des visions différentes qui nous ramènent à l’essence de la vie : il existe beaucoup de formes d’expression, mais un seul battement universel », explique Eva Yerbabuena.