ART | EXPO

Crocodiles

06 Oct - 10 Déc 2016
Vernissage le 05 Oct 2016

L’exposition « Crocodiles » à la galerie Edouard-Manet de Gennevilliers rassemble des sculptures de Jacques Julien et des peintures de Guillaume Pinard. Les œuvres résultent d’une même démarche où la liberté créatrice est le seul guide.

L’exposition « Crocodiles » réunit à la galerie Edouard-Manet de Gennevilliers les œuvres du sculpteur Jacques Julien et du peintre Guillaume Pinard. Deux productions artistiques qui se rejoignent dans une démarche commune où liberté et humour jouent un rôle majeur.

Se défaire des a priori qui entourent la sculpture et la peinture

Sous le mystérieux titre de l’exposition se cache une volonté de la part des deux artistes de remettre en question les a priori qui entourent leur discipline respective et qui collent à leur réputation comme aux écailles du crocodile. Aussi traditionnels qu’ils soient, les modes d’expression choisis par Jacques Julien et Guillaume Pinard se libèrent sous leurs mains des caractères qu’on leur attribue trop souvent. La sculpture comme la peinture sont perçus par nombre de gens comme des arts du passé devenus obsolètes, des disciplines figées dans un carcan de conventions et de savoir élitiste et qui seraient coupées du monde réel, cantonnées dans celui de l’atelier.

Les sculptures de Jacques Julien et les peintures de Guillaume Pinard portent la même force de liberté et rappellent que ces deux disciplines sont justement des espaces d’expression qui ouvrent d’innombrables possibilités. L’imagination la plus débridée semble être le seul guide des deux artistes.

Revendiquer la liberté de l’acte créatif

Le tableau intitulé Fenouil en son fief de Guillaume Pinard présente un petit corps de forme humaine surmonté d’une énorme tête qui n’est rien d’autre qu’un fenouil doté d’yeux et d’une bouche. Ce personnage, aussi drôle qu’attendrissant, pose devant un paysage de montagnes rouges. Sur le tableau tout en tons de bleu La petite pause, une main tendue expose dans sa paume ouverte une femme nue assise.

La série de scuptures Lebayou de Jacques Julien brandit divers objets au bout de petits poteaux plantés dans un socle. Ici, une pomme de pin est posée au sommet d’un mince poteau en bois partiellement entouré de tissu et maintenu vertical par un socle rond en pierre. Ailleurs, un simple bâton irrégulier sert de tige à un morceau de la même matière découpé selon une vague forme de papillon et décoré de pois blancs, le tout étant planté dans une matière blanche au milieu d’un pneu.

Les œuvres se répondent au fil du parcours, dans un échange complice plein de légèreté. Le fil rouge est la liberté totale de l’acte créatif qu’elles revendiquent toutes : la liberté d’associer les matières, les objets, les formes et les couleurs les plus disparates, de se livrer à des gestes gratuits, de retrouver la naïveté et l’imagination sans limite de l’enfance…