ART | EXPO

La route d’or – Temps 2

10 Jan - 21 Mar 2020
Vernissage le 10 Jan 2020

La relation ville-campagne, thème directeur de la saison arts visuels des Quinconces - L’espal, au Mans, est au cœur du dialogue entre les peintures de Cristine Guinamand et les sculptures de Séverine Hubard. A la nature foisonnante et à l’inquiétude quant à l’avenir du vivant portées par Cristine Guinamand répondent les structures inspirées du monde industriel de Séverine Hubard.

Le deuxième chapitre de la saison arts visuels des Quinconces – L’espal, au Mans, réunit des œuvres de Cristine Guinamand et Séverine Hubard. Les peintures de la première et les sculptures de la seconde dialoguent autour du thème directeur de cette saison, la relation ville-campagne. Intitulé « La route d’or », ce programme explore l’imaginaire aujourd’hui nourri par la nature chez les artistes et comment ces derniers s’emparent des paysages ruraux et urbains à travers des pratiques variées. La route d’or est un programme d’expositions conçu par Les Quinconces-L’espal, Scène nationale du Mans avec l’association Piacé le radieux, Bézard-Le Corbusier.

Deuxième chapitre de « La route d’or », saison arts visuels des Quinconces – L’espal

A travers les œuvres de Séverine Hubard et de Cristine Guinamand, ce sont deux types de paysage qui se côtoient : les sculptures de Séverine Hubard tirent leurs formes de la production industrielle et sont liées à l’architecture tandis que les peintures de Cristine Guinamand reflètent une nature foisonnante et la crainte de la disparition du vivant. Les unes comme les autres, monumentales, se déploient dans l’espace. C’est en effet par leur présentation singulière que certains tableaux de Cristine Guinamand investissent les trois dimensions : les toiles sur châssis posées sur leur tranche et accolées forment des volumes dans l’espace.

Les peintures de Cristine Guinamand représentent des paysages mentaux

Les vastes peintures de Cristine Guinamand représentent des paysages sans visée naturaliste : il s’agit plutôt de paysages mentaux dans lesquels se télescopent abstraction et figuration, fiction et réalité, précision et suggestion. Apparemment chaotiques, ces compositions en réalité rigoureusement construites rappellent à la fois la complexité du monde et celle de la peinture. Entremêlant des formes issues du monde naturel, de l’histoire de l’art et de l’imagerie religieuse et populaire, elles sont autant des laboratoires où s’hybride le vivant qu’un avertissement sur la disparition annoncée de la nature et de la culture telles qu’elles existent.

Les sculptures inspirées du monde industriel de Séverine Hubard

L’installation Joli turbin, initialement créée à Saint-Nazaire en 2012 par Séverine Hubard, est recomposée en une série de sculptures autonomes aux formats variés. Elle s’inscrit dans une pratique centrée autour de l’acte de construire : Séverine Hubard collecte divers matériaux de rebus ou issus d’entreprises industrielles tels que des tuyaux de résine, de PVC ou de métal, du carton, de la mousse et des bonbonnes de gaz, et les assemble en des structures dont les formes, les couleurs et les textures et couleurs sont soigneusement choisies. Organisées verticalement et horizontalement, les sculptures dialoguent les unes avec les autres, avec les peintures de Cristine Guinamand et avec le lieu, pour composer un espace harmonieux où chacun peut déambuler.

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