ART | EXPO

Crête à creux

09 Nov - 26 Nov 2016
Vernissage le 09 Nov 2016

L’exposition « Crête à creux » à Astérides, à Marseille, rassemble peintures, sculptures, photographies et moulages réalisés en résidence par quatre artistes contemporains. De crêtes en creux se développent les échanges entre les œuvres.

L’exposition « Crête à creux » à Astérides, à Marseille, réunit dans un dialogue multiple les œuvres de quatre artistes contemporains : peintures, sculptures, photographies et moulages dessinent des variations de crêtes en creux par les réponses ou l’absence de réponse qu’elles s’accordent mutuellement.

« Crête à creux » : un échange variable entre les œuvres

Les œuvres ont toutes été réalisées au cours de la résidence que les artistes respectifs, Mathilde Geldhof, Elvire Caillon, Baptiste Croze et Pauline Toyer, viennent d’effectuer aux ateliers Astérides. Toutes partagent ainsi un même contexte spatio-temporel qui se prolonge par cette exposition collective. Malgré leurs spécificités propres et des démarches et médiums sans connexions a priori, cette communauté de production et de présentation génère des correspondances, des passerelles et des allers-retours entre les œuvres.

Les tableaux de la jeune artiste Elvire Caillon s’inspirent des sujets les plus divers, de l’histoire de l’art à la vie quotidienne, pour analyser la façon dont les individus s’intègrent dans leur environnement. Une observation qui passe par l’exploitation des couleurs, des formes, des gestes… Non sans ironie, des scènes et personnages sont saisis à travers des tracés enfantins et des couleurs primaires éclatantes. On retrouve de l’humour dans les sculptures de Baptiste Croze, conçues à partir d’objets trouvés. Détournés de leur usage initial et intégrés dans des contextes décalés, ils renversent la logique de nos perceptions. Ainsi les sculptures Elvis, Marylin et La Sorcière de la série Les Dépouilles, qui sont des moulages retournés : par une prise d’empreinte à l’aide de béton blanc de la forme en creux de statues en plâtre sont réalisées des sculptures renvoyant une vision floue de la représentation originale.

Des peintures, sculptures et photographies qui se connectent et se répondent

Les photographies de Mathilde Geldhof mettent en lumière les liens entre les paysages et les formes du corps humain. Ses vues du quotidien soulignent les particularités de territoires dans lesquels s’inscrivent des narrations. Les installations de Pauline Toyer explorent l’environnement à travers les matières qui les constituent, qu’elle isole, teste et réinjecte dans de nouveaux dispositifs. L’œuvre Chlorure de sodium, dans un clin d’œil avec le caractère maritime de la ville de Marseille, étudie la façon dont le sel se transforme dans le temps et dont il réagit lorsqu’il est mis en présence d’autres matières. Comme les œuvres réunies dans l’exposition, qui voient leurs thèmes et leurs enjeux se connecter parfois jusqu’à s’influencer, les matières s’amalgament.

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