ART | EXPO

Courbot, Kopp et Ruiz

14 Mai - 12 Juin 2004

Cette exposition de Didier Courbot, Jan Kopp et Francisco Ruiz de Infante réalisées à l’invitation du Frac Ile-de-France / Le Plateau s’inscrit dans le cadre du parcours annuel proposé par le Frac qui consiste à investir, chaque année un quartier ou un lieu emblématique de Paris ou de sa région.

Courbot, Kopp, Ruiz
Courbot, Kopp, Ruiz

Après des voisinages en 2003, réalisée dans une trentaine de lieux situés à proximité du Plateau dans le quartier des Buttes Chaumont, la proposition faite à Didier Courbot, Jan Kopp et Francisco Ruiz de Infante a lieu cette année dans une ancienne école maternelle située en face du lycée Galilée à Cergy Saint-Christophe, établissement avec lequel le Frac Ile-de-France / Le Plateau mène depuis deux ans un travail de sensibilisation à l’art contemporain. C’est dans ce cadre que leurs œuvres récemment acquises ont été exposées cette année dans la Galerie du lycée autour de la question du point de vue.

Cette invitation à produire une œuvre pour un tel contexte – une ancienne école vouée prochainement à la destruction – pose la question de la nature du lieu. Les œuvres de Didier Courbot, Jan Kopp et Francisco Ruiz de Infante présentées pour cette exposition ont donc toutes été pensées dans leur relation spécifique au lieu. Partant de sa réalité architecturale, fonctionnelle ou affective, les artistes proposent une autre chronologie du lieu et détournent temporairement sa fonction et sa nature initiale.

Didier Courbot fait abstraction de l’espace préexistant en construisant in situ une structure qui s’affranchit totalement de la répartition des espaces. Par cette construction, Didier Courbot pose la question de l’histoire du lieu avant même qu’il ne soit une école et nous invite à envisager un autre point de vue sur cet espace familier.
Jan Kopp présente une vidéo et un travail sonore réalisés à partir d’entretiens menés avec des élèves du lycée Galilée autour du livre de Georges Perec W ou le souvenir d’enfance au programme de la classe de première. Point de départ et prétexte, le livre l’incite à rencontrer les élèves autour du souvenir de leur naissance. L’architecture caractéristique du lieu avec ses fenêtres qui se renvoient les unes aux autres se mêle à ces fictions autour de la naissance.
Avec ce même désir de rencontrer les élèves du lycée ayant fréquenté l’ancienne école de la Lanterne quelques années plus tôt, Francisco Ruiz de Infante entame avec eux un dialogue sur le cheminement individuel et collectif. À la fois géographiques et personnels, les parcours évoquent l’espace et le temps à travers une installation sous forme de parcours.