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13 Jan - 25 Fév 2012
Vernissage le 13 Jan 2012

Lucien Hervé confronte les matériaux de travail, planches composées ou planches contacts seules, et les tirages aboutis, est très riche d'enseignements sur son travail. Ces planches montrent le choix initial que Lucien Hervé réalise peu après la de prise de vues : étape déterminante pour la construction de son œuvre.

Lucien Hervé
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Lucien Hervé passe une journée entière à photographier le chantier de la Cité Radieuse que Le Corbusier est en train d’édifier à Marseille, en 1949 . Il envoie le résultat de ces prises de vues à l’architecte, qui lui répond avec enthousiasme.
Une collaboration débute, qui durera une quinzaine d’année, jusqu’à la mort de Le Corbusier.

Pour classer et présenter son travail, Lucien Hervé rassemble, par thème, sur des fiches cartonnées, les images qui l’intéressent. Ce sont soit des tirages de petit format, soit, plus généralement, des photos découpées dans ses planches contact.
Ce système de visualisation intéresse Le Corbusier, qui demande à Hervé de lui en fournir systématiquement un double.
Ainsi, les images sont répertoriées en double exemplaire, l’un restant chez Hervé et l’autre chez Le Corbusier, qui peut lui indiquer la référence des images dont il a besoin.

La Fondation Le Corbusier a conservé environ 1200 de ces planches en parfait état. Celles de l’atelier d’Hervé, par contre, ont été souvent amputées, disloquées : elles étaient un outil de travail que le photographe a malheureusement usé au fil du temps.

Au fil du temps, une suite de décisions, d’opportunités, de commandes, va finalement extraire de cet ensemble les quelques dizaines d’images qui resteront, pour la postérité, la quintessence de son regard.
Il est donc intéressant de confronter ces classiques au large choix d’images dont ils sont issus : on peut ainsi en apprécier la valeur, mais aussi découvrir des photographies ou même des parties entières d’une œuvre restées dans l’ombre, inédites.
D’autre part, ces planches ont leur beauté intrinsèque : peintre, dessinateur, adepte du collage, Lucien Hervé a transmis à ces fiches de travail un peu de sa fantaisie et de son talent graphique.
L’exposition est centrée, comme le livre, sur le travail sur Le Corbusier, mais elle dévoile aussi d’autres facettes de Lucien Hervé, qui, en humaniste socialement engagé, se passionnait tout autant pour vie des hommes que pour l’architecture.