DESIGN | EXPO

Misaotra

14 Mar - 26 Mar 2019
Vernissage le 14 Mar 2019

Avec l'exposition "Misaotra" [merci, en malgache], le concept store solidaire Merci présente quarante poupées créées par autant de designers et artistes contemporains. Le but ? Fêter les dix ans d'existence de Merci, avec une levée de fonds solidaires en faveur de Madagascar.

Pour fêter son dixième anniversaire, le magasin Merci (fondé en 2009 par Marie-France Cohen et Bernard Cohen) a fait appel à des dizaines de créateurs contemporains. Concept store solidaire, Merci est à la fois un magasin parisien de mobilier, décoration, mode, design… Mais c’est aussi un fonds de dotation, pour des projets visant à soutenir des populations démunies. Fidèle à l’esprit de ses fondateurs, Merci fête ainsi ses dix ans avec une exposition alliant les deux aspects. Soit l’exposition « Misaotra » [merci, en malgache], réunissant quarante poupées. Toutes ont été conçues par des créateurs ayant accepté de répondre à l’appel. L’objectif ? Soutenir les populations isolées du sud-ouest de Madagascar, par des aides à la scolarisation notamment. Et accompagner les projets initiés par le Fonds de dotation Merci en France. Les poupées exposées seront ensuite vendues, au seul profit du Fonds de dotation Merci.

Exposition « Misaotra » : le concept store solidaire Merci fête ses dix ans

Parmi les créateurs (plasticiens, designers, stylistes…) ayant répondu présent à l’invitation se comptent notamment Armelle Benoit, le bureau de tendance Nelly Rodi, Mathilde Bretillot, le Studio Désormeaux/Carrette, Vincent Tordjman, Jean-Paul Gaultier, Pierre Yovanovitch, Constance Guisset… Autrement dit : un panel d’approches créatives très différentes, pour un exercice de style autour de la poupée. Fondateurs de la marque de vêtements pour enfants Bompoint, Marie-France et Bernard Cohen ont ensuite décidé de profiter de leur grande réussite économique pour s’investir dans une entreprise à vocation philanthropique. C’est ainsi qu’est né Merci. Bernard Cohen est décédé en 2010, ayant juste le temps de voir le succès de cette entreprise. Marie-France Cohen et leurs enfants ont continué l’aventure, en se consacrant au fonds de dotation. Esprit de famille nombreuse, Merci perpétue l’idée d’une redistribution par la circulation des capitaux. Tout comme, entre enfance et magie, la poupée laisse vagabonder l’imaginaire.

Quarante poupées de créateurs (designers, plasticiens, stylistes…)

De la sculpture au tableau en passant par le bijou ou le jouet, les quarante poupées présentées dans l’exposition « Misaotra » fonctionnent presque comme un grand jeu des 7 familles. Mais une grande famille recomposée de membres tous très singuliers. Réunion hétéroclite, des poupées russes au doudou pelucheux… Du santon au totem… L’exposition « Misaotra » ouvre une fenêtre sur le multiple. Entre dimension ludique, approche critique et pouvoir magique : chaque poupée semble questionner sa fonction. Du jeu au modèle, du substitut au dérivatif. Et si l’industrie du jouet laisse peu de place à la créativité en matière de poupées, les pièces créées pour « Misaotra » n’en semblent être que plus marginales et affirmatives dans leur distance vis-à-vis des canons dominants. Exposées pendant une douzaine de jours sous la coupole du magasin, les poupées feront ensuite l’objet d’une vente aux enchères, orchestrée par la maison Piasa.