ART | EXPO

Connexions

05 Avr - 04 Août 2012
Vernissage le 05 Avr 2012

«Connexions» se présente comme un parcours d’élastiques en tension. Chaque ensemble est envisagé comme une sculpture habitant le volume où elle se trouve et proposant de lui donner un mouvement, une dynamique. Les lignes ainsi tendues mettent «en connexion» de multiples éléments: sol-mur-verrière, mur-portique-sol, béton-lumière-pierre-vent.

Anne-Flore Cabanis
Connexions

Les interventions dans l’espace imaginent la présence d’un invisible et le révèlent en rompant un silence visuel. Elles produisent des apparitions et disparitions de lignes et de couleurs qui ouvrent une lecture, donnent une direction, proposent un mouvement.
Connexions se présente comme un parcours d’élastiques en tension, installés dans quatre espaces du Centquatre (la nef Curial, la halle Aubervilliers, les ateliers 0 et 2).

Chaque ensemble d’élastiques est envisagé comme une sculpture habitant le volume où elle se trouve et proposant de lui donner un mouvement, une dynamique. Les lignes ainsi tendues mettent «en connexion» de multiples éléments: sol/mur/verrière, mur/portique/sol, béton/lumière/pierre/vent, surface/volume/mouvement, institution/spectateur/artiste, etc. La rencontre avec cette proposition peut se faire en la regardant, la touchant, l’enjambant. La proposition de l’installation conçoit également l’œuvre comme un obstacle à partir duquel (et dans lequel) le public est invité à se positionner, inventer sa présence dans le moment du contact avec l’œuvre, au sens propre et figuré.

Très personnel, l’univers plastique d’Anne-Flore Cabanis peut s’envisager comme une continuation spatialisée de ses dessins. Dessiné à main levée, le trait ne se recoupe jamais, et tourne toujours à angle droit. C’est en observant la trajectoire aléatoire de son stylo à bille sur le papier qu’Anne-Flore Cabanis a tiré, en 2001, un protocole qui guidera désormais sa pratique. En résulte une écriture qui suspend l’attention et plonge l’esprit dans un flottement introspectif.

Après l’expérience d’un voyage d’étude au Brésil, elle traduit ce langage dans l’espace en lui faisant prendre différentes formes: performance, pièce sonore, collages au ruban adhésif in situ, spirales. Ses installations cherchent à dessiner le bruit de l’espace et jouent avec l’architecture de lieux, privés ou publics. Ainsi les interventions d’Anne-Flore Cabanis imaginent la présence d’un invisible et le révèlent en rompant un silence visuel. Elle produit des apparitions et disparitions de lignes et de couleurs qui ouvrent une lecture, donnent une direction, proposent un mouvement.

Vernissage
Jeudi 5 avril à 18h