ART | EXPO

Composition

11 Juin - 22 Juil 2016
Vernissage le 11 Juin 2016

L’exposition «Composition» de la galerie Catherine Putman explore l’idée de composition à travers les œuvres de cinq artistes contemporains. Les travaux de Georges Rousse et de Bernard Moninot, les mobiles de Knopp Ferro, les dessins de Carmen Perrin ou encore les tableaux d’Imi Knoebel illustrent autant de manières d’assembler les formes et les couleurs.

La galerie Catherine Putman rassemble des œuvres de Knopp Ferro, Imi Knoebel, Bernard Moninot, Carmen Perrin et Georges Rousse, autour de la notion de composition. L’exposition présente, à travers des dessins, sculptures, photographies et collages des exemples de compositions de lignes, de formes et de couleurs.

Les mobiles en fines tiges de fer du sculpteur Knopp Ferro se balancent dans l’espace libre ou dans celui, coloré, délimité par une boîte en verre. Ils caractérisent un travail autour de la légèreté, du mouvement et de la transparence.

L’œuvre Lumière fossile de Bernard Moninot utilise six cents pentacrines (des fossiles en forme d’étoiles ramassés dans le Jura) reliées par un réseau de lignes à la peinture acrylique qui forment des constellations imaginaires.

La pièce de Georges Rousse intitulée Las Vegas relève à la fois de l’architecture, de la sculpture, de la peinture et de la photographie, selon l’habitude de l’artiste. Ce cliché d’une construction abstraite où s’organisent motifs géométriques, couleurs et volumes résulte d’un choix de prise de vue précis. L’espace transformé en espace pictural devient une œuvre unique à travers la photographie qui use de jeux optiques et focalise les points de fuite.

La série de tableaux Positions d’Imi Knoebel, figure majeure de la peinture abstraite allemande, est à l‘inverse détachée de la notion de perspective. C’est l’équilibre entre la forme et la couleur qui est en jeu dans ces espaces juxtaposant des rectangles de différentes couleurs dans lesquels s’inscrivent d’autres formes géométriques de dimensions et couleurs variables.

Carmen Perrin se réapproprie et transpose dans son travail plastique la notion de «lignes de fuite» définie par les philosophes Felix Guattari et Gilles Deleuze dans leur ouvrage Mille Plateaux en 1980. L’idée qu’ils formulaient selon laquelle «nous devons inventer nos lignes de fuite» et que «nous ne pouvons les inventer qu’en les traçant effectivement, dans la vie» s’incarne dans le dessin Tracés, nos lignes de fuite de Carmen Perrin où elle relie une multitude de perforations dans une feuille d’un dessin par des lignes droites  de différentes couleurs.